Plusieurs mesures proposées pour pousser les jeunes à voter

La faible participation des jeunes adultes aux élections fédérales, tombée à 30% en 2011, ne serait pas une fatalité. A un an du prochain scrutin, la Fédération suisse des parlements des jeunes (FSPJ) propose plusieurs mesures pour rendre leur attrait aux urnes. Elle préconise notamment une information simple et neutre, et l'organisation de discussions politiques à l'école.

Le langage du monde politique est trop compliqué, et rebute les jeunes citoyens, écrit mardi la FSPJ. De plus, les candidats leur sont à peine connus, et voter est en soi trop difficile, poursuit la fédération, se basant sur les résultats d'une étude confiée à l'institut gfs.bern.

Désireuse de surmonter ces obstacles, la FSPJ met en avant son projet easyvote, une plate-forme internet justement destinée à fournir des informations neutres et vulgarisées. Les clips mis en ligne sur YouTube par l'organisation "expliquent brièvement et simplement les enjeux des scrutins", précise à l'ats Ariane Bahri, porte-parole d'easyvote.

Débats à l'école

La motivation des jeunes adultes dépend en outre d'un autre facteur, selon le sondage de gfs.bern: les discussions politiques menées avec les parents. Ces échanges ne se produisent toutefois pas dans tous les foyers.

La FSPJ recommande donc la mise en place de tels débats dans d'autres lieux, soit chez l'employeur, pendant la pause à l'école ou dans le cadre de l'enseignement scolaire lui-même. "Nous préconisons des rencontres entre politiciens et élèves au sein des classes, et ce afin de discuter d'un thème déterminé", ajoute Ariane Bahri.

Objectif: 40% de participation

Du côté des professeurs, on se montre plutôt favorable. Discuter politique à l'école est "absolument compatible" avec la neutralité de l'enseignement, estime le président du Syndicat des enseignants romands (SER), Georges Pasquier.

Evoquer la politique en classe n'est plus tant considéré comme tabou. De nombreux enseignants et établissements ont instauré des débats. Mais cela dépend de leur volonté propre: il n'y a pas d'obligation concrète, "même si les bases figurent dans le Plan d'études romand et dans la loi".

Grâce aux différentes mesures proposées, la participation des jeunes pourrait atteindre 40% ou 60'000 personnes lors des élections fédérales de 2015, selon la Fédération suisse des parlements des jeunes (FSPJ). Un objectif estimé réaliste par l'institut gfs.bern, qui a interrogé 1309 jeunes adultes de dix cantons et des trois régions linguistiques.

/ATS


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