Pétition et actions pour le maintien des barèmes minima dans la CCT

Une pétition munie de près de 500 signatures de journalistes a été remise jeudi à Valérie Boagno, présidente de Médias Suisses. Elle demande le maintien du barème des salaires minima de la convention collective de travail (CCT) dans la presse romande. En décembre dernier, les éditeurs avaient annoncé qu'ils envisageaient de remettre en cause cet acquis.

La pétition a recueilli "un vif succès", se sont félicités les syndicats impressum et syndicom dans un communiqué commun. Une telle participation montre l'inquiétude des journalistes et "leur forte volonté de se battre" pour une CCT avec un barème des salaires minima comme elle est encore en vigueur.

Quelque 80 journalistes de toute la Suisse romande ont appuyé la remise de cette pétition en manifestant devant le siège de Médias Suisses à Lausanne. "Une CCT sans barème n'a pas de valeur. Nous devons éviter de tomber dans le même piège qu'en Suisse alémanique et au Tessin où il n'y a pas de CCT", a affirmé Stéphanie Vonarburg, secrétaire centrale de syndicom.

Une délégation composée du président d'impressum, Daniel Suter, de la secrétaire centrale d'impressum, Dominique Diserens, et de cinq journalistes a remis la pétition à Valérie Boagno. Elle était entourée de Daniel Hammer, secrétaire général de Médias Suisses.

Question essentielle

La discussion "constructive" entre les partenaires a duré près de deux heures, notent les syndicats. Les négociations avec les éditeurs sont en cours et la question du maintien du barème est "cardinale". "Le barème des minima est un des principaux signes attestant de l'estime que vous portez à notre travail", affirme le texte de la pétition.

La discussion a été "vive" à Lausanne, selon un des participants. Dans un contexte général déjà difficile, la question de la CCT a été "une tuile de plus". Les éditeurs campent sur leurs positions et font valoir les changements structurels que connaît le monde des médias, a-t-il commenté. Ailleurs, la pétition a été remise à chaque éditeur par la rédaction concernée avec, parfois, une action sur place, précisent les syndicats.

/SERVICE


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