Pas de préférence linguistique pour un poste à la Confédération

Les offres d'emploi à la Confédération ne doivent pas privilégier une langue nationale plutôt qu'une autre. Le Conseil des Etats a tacitement adopté une motion du Tessinois Fabio Abate en ce sens.

"Il faut s'assurer que les différentes cultures linguistiques sont effectivement ensemble sur le lieu de travail", a remarqué le sénateur libéral-radical. Des mises au cours mentionnant explicitement la maîtrise parfaite du français et de l'allemand et passive de l'anglais sont discriminatoires.

L'italien, troisième langue nationale, est en effet complètement oublié et l'administration fédérale ne respecte donc pas les dispositions concernant le plurilinguisme.

"La situation inquiétante, car même si dans l'administration en général la proportion linguistique est respectée, il y a encore de grandes différences dans certains départements et offices", a souligné Didier Berberat (PS/NE).

Deux langues actives

Fabio Abate suggère donc quelques modifications afin de remédier à ces lacunes. Actuellement, pour travailler à la Confédération, il faut maîtriser deux langues nationales de façon active et une troisième de façon passive. Il ne faudrait pas préciser lesquelles.

Par ailleurs, les candidats de minorités linguistiques sous-représentées dans un département devraient être privilégiés par rapport à d'autres, a-t-il argumenté.

Le Conseil fédéral, parfaitement d'accord, propose de standardiser les mises au concours, afin de respectant tant les langues minoritaires que les besoins de l'administration. Le Conseil national doit encore se prononcer.

/ATS


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