Les plus de 55 ans se disent satisfaits du système de santé suisse

La population suisse de plus 55 ans se dit très satisfaite du système de santé helvétique. Dans une étude menée dans onze pays, la Suisse occupe le premier rang dans ce domaine. Une grande majorité des sondés jugent "bon" leur propre état de santé.

Quatre cinquièmes des 1812 personnes interrogées en Suisse le décrivent comme "bon, très bon ou excellent", selon un rapport publié par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Près d'une personne sur cinq l'estime "moyen ou mauvais".

En comparaison internationale, la Suisse se situe légèrement derrière la plupart des pays anglo-saxons (Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Australie, Canada), mais devant les États-Unis, la Suède, la France, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Norvège.

Hospitalisations nombreuses

Le recours à la médecine spécialisée en Suisse est fortement développé: seule l'Allemagne présente un taux plus élevé. La consommation de médicaments, mesurée sur la base du nombre de médicaments consommés régulièrement, est en Suisse plutôt inférieure à celle des autres pays participants.

La fréquence des hospitalisations stationnaires des personnes âgées de 55 ans et plus est plutôt élevée en Suisse en comparaison internationale. En revanche, les consultations ambulatoires dans les services d'urgence des hôpitaux sont nettement plus fréquentes dans d'autres pays tels que les Etats-Unis et le Canada.

Peu de prévention

L'étude révèle un potentiel d'amélioration: dans les cabinets médicaux suisses, on note relativement peu de consultations - notamment en Suisse alémanique - portant sur la prévention comme l'alimentation, l'activité physique, le stress et le tabagisme.

Pour les erreurs de traitement constatées par les patients eux-mêmes, la Suisse se distingue par un nombre relativement élevé de tests médicaux inutiles qui avait déjà été effectués auparavant.

Directives anticipées

Enfin, pour les questions de prise en charge dans la dernière phase de la vie, un peu plus de la moitié des personnes interrogées déclarent en avoir parlé avec une personne de confiance. Près d'un quart possède un document écrit, dans lequel le traitement désiré pour la fin de vie est mentionné et une personne autorisée à prendre une décision est nommée.

Environ 4% des personnes âgées de 55 ans et plus en Suisse déclarent être membre d'une association pour le droit de mourir. Et 8% des sondés ont exprimé leur intention d'y adhérer.

/ATS


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