Les capitales européennes inquiètes après la votation en Suisse

Le résultat du vote sur l'immigration ne favorise pas le début des négociations sur un accord-cadre entre la Suisse et l'UE. "Ce n'est pas un bon signal", a insisté lundi à Bruxelles une porte-parole du président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Mais la Commission ne dit pas pour le moment comment elle envisage la suite des négociations prévues avec la Suisse pour résoudre les questions institutionnelles. Mais la porte-parole de M. Barroso a cependant indiqué: "La balle est désormais dans le camp de la Suisse".

L'élargissement de la libre circulation des personnes avec la Croatie reste également un sujet ouvert. Le protocole préalable a été négocié et paraphé, mais n'est pas encore ratifié. "Je ne vais pas spéculer", a simplement déclaré la porte-parole.

Réunis lundi à Bruxelles, les ministres européens des affaires étrangères se sont, eux aussi, penchés sur le résultat de la votation de dimanche. A l'unisson, ils ont affirmé qu'il y aurait des conséquences. La question de la suite des relations entre la Suisse et l'UE reste cependant ouverte, selon des sources européennes.

Berlin dans l'expectative

Pour le gouvernement allemand, le "oui" des Suisses à l'initiative sur l'immigration de masse "soulève beaucoup problèmes". Berlin attend maintenant des explications des autorités helvétiques, alors que Didier Burkhalter doit rencontrer prochainement Angela Merkel.

"Le gouvernement fédéral a pris connaissance du résultat de ce référendum et le respecte", a déclaré Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement d'Angela Merkel, lundi à Berlin. "Notre intérêt doit être de préserver aussi étroitement que possible la relation entre l'UE et la Suisse", a-t-il encore précisé.

Le ministre allemand des affaires étrangères Franz-Walter Steinmeier a, lui, estimé que la Suisse s'était nui en premier lieu à elle-même. La Confédération profite de son ouverture au monde, "économiquement elle vit de ses échanges avec ses voisins", a-t-il affirmé. M. Steinmeier a notamment rappelé l'intensité des échanges entre la Suisse et le Bade-Wurtemberg.

/ATS


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