Le sort des travailleuses du sexe à Lausanne demeure incertain

Le sort des prostituées lausannoises, dont les salons rue de Genève ont été fermés en mai, fait toujours l'objet de débats avec les autorités. Interviewée par "24heures", Silvia Pongelli, directrice de l'association d'aide aux travailleuses du sexe Fleur de Pavé, assure que les conditions restent "déplorables", alors que l'hiver approche.

Les discussions avec la municipalité et le canton "se poursuivent", affirme dans les colonnes du quotidien vaudois Silvia Pongelli, qui fait part de deux rencontres entre Fleur de Pavé et les autorités. "On nous a notamment proposé de gérer un container sanitaire avec douches et toilettes qui pourrait être mis en place dans la zone de prostitution", indique-t-elle.

Une meilleure solution

Cependant, cette mesure "ne répond pas aux besoins des filles", qui "ont affirmé qu'elles ne se verraient pas se doucher là", note la nouvelle directrice de l'association, en poste depuis septembre. En plus, "gérer une telle structure n'est pas notre rôle, qui reste la prévention", rappelle-t-elle.

Silvia Pongelli dit préférer en termes de "salubrité" et "confort" l'installation de toilettes publiques gérées par la Ville, une demande exprimée depuis longtemps dans le milieu. Elle assure toutefois ne pas vouloir "apporter de réponse dans l'urgence à un problème qui est là depuis un moment".

Lieu de travail refusé

Les autorités auraient par ailleurs réitéré leur refus d'attribuer aux prostituées un nouveau lieu pour exercer, ce qui constitue pourtant "un besoin vital" pour les travailleuses du sexe, souligne Mme Pongelli.

Le municipal Grégoire Junod avait assuré mi-août qu'il recevrait les prostituées avec le conseiller d'Etat Philippe Leuba, sans toutefois donner de date. Il avait aussi dit souhaiter ouvrir dès l'automne une concertation avec l'ensemble des milieux intéressés, incluant Fleur de Pavé, la santé publique, la police et les partis politiques.

/ATS


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