Le programme d'économies du Conseil fédéral toujours à la peine

Le programme d'économies du gouvernement reste une pomme de discorde entre le Conseil fédéral et les partis. La dégradation de la situation l'impose, a insisté vendredi l'exécutif lors des entretiens de Watteville. Sans convaincre tous les partis gouvernementaux divisés au surplus sur les domaines à sacrifier.La situation relativement favorable de février s'est détériorée pour deux raisons, a indiqué le gouvernement dans un communiqué publié à l'issue de la rencontre. Le Parlement a avalisé plusieurs centaines de millions de charges supplémentaires et la commission des finances du National veut renvoyer au Conseil fédéral son programme d'économie de plus de 700 millions de francs par an dès 2014.Le gouvernement y reste favorable et il entend mettre en oeuvre ce train de mesures dans la planification financière 2015/2016, d'autant que les dépenses supplémentaires prévisibles nécessiteront de toute façon un sévère réexamen des tâches. Le budget 2014 n'est pas encore finalisé, mais il devrait tout juste rester équilibré même sans programme d'économies, précise l'exécutif.Tous les partis ne sont pas convaincus de la nécessité de ces mesures d'austérité. Pour la gauche, le programme envoie un signal erroné et il vaudrait mieux miser sur des rentrées supplémentaires ou abandonner des réductions fiscales. L'UDC prône au contraire des coupes plus fortes. Les partis divergent en outre considérablement sur les domaines où il faut couper.Discussions avec BruxellesLes partis gouvernementaux ont par ailleurs évoqué la 3e réforme de l'imposition des entreprises. La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a informé les présidents des partis des résultats du rapport esquissant des pistes pour adapter les régimes fiscaux cantonaux et sortir du différend avec Bruxelles. Après sa publication vendredi, une consultation auprès des cantons et des milieux économiques est prévue, a-t-elle précisé.L'avenir des relations entre la Suisse et l'Union européenne a également été thématisé lors des entretiens de Watteville. Si les actuelles discussions entre la Suisse et l'UE aboutissent à l'ouverture d'un mandat de négociation, les commissions de politique extérieure du Parlement, les cantons et les partenaires sociaux seront consultés, a précisé le Conseil fédéral.Emmenée par le président de la Confédération Ueli Maurer, sa délégation comprenait Mme Widmer-Schlumpf, la ministre des infrastructures Doris Leuthard et la chancelière de la Confédération Corina Casanova. /SERVICE


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