Le professeur de l'Uni de Neuchâtel réintégré avec un blâme

Le professeur accusé de plagiat de l'Université de Neuchâtel est réintégré avec un blâme et une menace formelle de renvoi suite à la décision du Conseil d'Etat de lever sa suspension provisoire avec effet immédiat. L'homme conteste la sanction et annonce un recours auprès du Tribunal cantonal.

En septembre dernier, l'enquête administrative lancée cinq mois plus tôt établissait des "actes de plagiat par manque de rigueur". De plus, le professeur n'avait pas annoncé formellement au rectorat sa qualité d'administrateur d'une société immobilière. Ces faits avaient conduit à sa suspension avec effet immédiat.

Dans sa décision de fond rendue lundi, le gouvernement reconnaît que le professeur a enfreint ses obligations de fidélité et de rigueur. Mais, tenant compte de la prescription sur les actes de plagiat, il estime que ces derniers ne peuvent conduire à la rupture des relations de service. La sanction se justifie cependant "en regard du trouble causé à l'institution et du comportement du professeur".

Une multitude de sentiments

Ce verdict a à la fois "satisfait, étonné et fâché" l'avocat du professeur, Michel Bise, a-t-il indiqué mercredi à l'ats. "Nous sommes satisfaits parce que la décision reconnaît, dans l'analyse des faits, qu'il n'y a eu qu'une négligence légère."

"Les griefs reprochés ne sont pas très sérieux et les plus graves sont prescrits", ajoute l'avocat neuchâtelois. Celui-ci se dit par conséquent étonné qu'il y ait eu malgré tout sanction. Il annonce un recours au Tribunal cantonal.

Réintégration possible

Le gouvernement cantonal a tenu compte de l'avis du rectorat pour prendre sa décision. Ce dernier estime que la confiance n'est pas irrémédiablement rompue avec le professeur et que sa réintégration au sein de l'UniNE n'est pas impossible, écrit le Conseil d'Etat dans un communiqué.

Par ailleurs, le gouvernement annonce vouloir réformer "en profondeur" la loi sur l'Université en 2016. Cette affaire a en effet "mis en lumière une grande complexité" dans la répartition des compétences de décision entre les différents organes de pilotage de l'alma mater, écrit-il.

/ATS


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