Le prix d'un aller-retour en train a augmenté de 80% en 13 ans

Les utilisateurs du rail voient depuis 1990 les coûts des trajets monter plus fortement que les automobilistes. Durant cette période, la hausse des allers-retours s'est montée à 30% pour le trafic privé, contre presque 80% pour le transport ferroviaire, selon une enquête du Surveillant des prix publiée mardi.

L'étude porte sur les coûts directs pour un voyageur individuel et compare le prix qu'il doit payer quand il utilise la voiture ou le train. Cinq trajets représentatifs dans différentes régions de Suisse ont été choisis et leurs prix comparés: Berne-Zurich, Lausanne-Genève, Wattwil (SG)-Romanshorn (TG), Locarno (TI)-Bellinzone et Disentis/Muster (GR)-Coire.

La hausse du prix d'un aller simple en transport public entre 1990 et aujourd'hui atteint 45% et celle d'un aller-retour 80%. De même, l'abonnement demi-tarif est à présent 60% plus cher qu'en 1990 et l'abonnement général 65%.

Facteurs distincts

Les coûts liés au trafic routier semblent dépendre davantage du marché, écrivent les auteurs de l'étude. Ils suivent donc d'une manière générale la courbe de l'inflation en Suisse.

Les coûts liés au rail sont plutôt liés à des décisions politiques et aux évolutions concernant l'offre. L'abandon du rabais sur les billets de retour dès 2004, par exemple, a conduit à une augmentation de tarif ayant frôlé les 100% pour le trajet Berne-Zurich.

Question politique

Depuis 1990, le transport ferroviaire a clairement perdu du terrain sur le plan des prix et de son attractivité au profit du trafic privé, écrit le Surveillant des prix. L'évolution des coûts de déplacement est restée plutôt modérée pour la route, alors qu'elle se situe au-dessus de la moyenne pour le rail, différence qui invite à porter un regard critique, poursuit-il.

En revanche, l'offre de transports publics s'est améliorée dans l'ensemble, ce qui explique en grande partie l'augmentation du nombre de passagers malgré la forte hausse des tarifs.

Il appartient aux autorités politiques de décider si l'attractivité des transports publics, et notamment leurs coûts, doit être repensée et redéfinie.

/SERVICE


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