Le parlement valaisan s'empare du dossier Giroud

La commission de gestion (Cogest) du Grand Conseil valaisan a décidé de se saisir du dossier de l'affaire Giroud. La commission estime qu'il est de son ressort d'investiguer sur d'éventuels dysfonctionnements administratifs.

"Nous devons nous assurer que les institutions ont fonctionné correctement et que les intérêts de l'Etat ont été préservés dans cette affaire", a déclaré mardi à l'ats le président de la Cogest Narcisse Crettenand (PLR). La commission demandera au Conseil d'Etat de lever le secret de fonction des différents fonctionnaires concernés afin de pouvoir les entendre.

Le président du gouvernement Maurice Tornay pourra également être entendu par la Cogest. Le président de la commission espère pouvoir présenter un rapport final au parlement pour la session du mois de mai.

Narcisse Crettenand estime que cette décision de la Cogest retire tout motif à créer une commission d'enquête parlementaire (CEP) comme le souhaitait le PDC. A son avis, une CEP ne pourrait pas faire mieux ni aller plus loin que le Cogest.

Remous politiques

Les investigations se concentreront sur les aspects institutionnels et administratifs. Les aspects juridiques et pénaux sont du ressort de la justice et ne seront pas abordés, a précisé M. Crettenand. En revanche, si la commission devait découvrir des irrégularités à caractère pénal, elle en informerait la justice.

L'affaire Giroud secoue le landerneau politique valaisan depuis quelques semaines. Une enquête, visant l'encaveur valaisan Dominique Giroud, menée par l'administration fédérale des contributions à la demande du service valaisan des contributions, a éclaboussé le président du gouvernement Maurice Tornay.

L'encaveur était client de la fiduciaire dirigée par M. Tornay avant que ce dernier ne soit élu au gouvernement valaisan en 2009.

/ATS


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