Le niveau de sécurité est "très élevé" en Suisse

La Suisse est la cible d'actes illicites d'espionnage. Le secteur de la recherche constitue une victime de choix, tout comme les opposants à des régimes politiques étrangers. Ce constat ressort du nouveau rapport de sécurité du Service de renseignement de la Confédération.De manière générale, aucune menace n'est imminente. "Mesurée à l'aune internationale, la Suisse est un pays qui assure un niveau de sécurité très élevé", souligne le président de la Confédération Ueli Maurer en préambule du rapport publié mardi.Les menaces et les risques relevés par le Service de renseignement sont certes réels, mais ils ne peuvent pas mettre en danger l'Etat dans son ensemble.La Suisse est victime d'"activités de renseignement prohibés". Des services d'espionnage étrangers sont actifs en Suisse, comme l'a démontré un cas d'opposants géorgiens mis sous surveillance par des agents de leur pays à Zurich. Des indices suggèrent que d'autres Etats ne se gênent pas de faire de même, selon les auteurs du rapport.CyberattaquesLes attaques électroniques d'espionnage se multiplient. Les autorités de différents pays sont plus ou moins directement impliquées dans les cyberattaques, dénonce le service fédéral de renseignement. Dans ce cas aussi, le but est notamment de surveiller l'opposition politique à l'étranger.Les espions s'intéressent aussi au secteur de la recherche, qui fait partie de l'élite mondiale, à la place financière et aux organisations internationales.Risques d'enlèvementLa Suisse n'est "toujours pas" une cible prioritaire d'attentats pour des motifs djihadistes. Cependant, le risque que des citoyens helvétiques soient enlevés à l'étranger pour des raisons politiques ou terroristes est plus élevé qu'auparavant. La situation est particulièrement tendue dans les zones de conflit de l'espace islamique, relève le service de renseignement.A l'inverse, plusieurs personnes domiciliées en Suisse se sont rendues dans des régions djihadistes en Somalie, Afghanistan et au au Pakistan pour y prendre part aux combats.Dans le domaine de la sécurité intérieure, ni l'extrême droite ni l'extrême gauche ne mettent l'Etat en danger même si le potentiel de violence persiste. La situation s'est même calmée à gauche, tandis que la droite a renforcé son "comportement clandestin". /SERVICE


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