Le Parlement valaisan veut réduire les effets de l'initiative Weber

Le Grand conseil valaisan a montré mardi sa volonté d'atténuer les effets négatifs de l'initiative Weber dans le secteur de la construction. Mais il n'est pas prêt à accepter n'importe quelle mesure et a refusé de multiplier les taxes.

Le Parlement cantonal a traité plusieurs postulats et motions relatifs aux résidences secondaires. Il a accepté à l'unanimité l'examen de mesures pour encourager les rénovations et les transformations de bâtiments existants.

Présenté par plusieurs députés PDC du Haut-Valais, le postulat a rencontré l'adhésion du Parlement. Les intervenants ont brandi la menace de la perte de milliers d'emplois et de la mort de certains villages de montagne menacés de ruine.

Le Grand Conseil a également été sensible à un autre postulat PDC qui réclame une accélération du traitement administratif de certains dossiers. Des projets importants souffrent de lenteurs administratives. Les postulants ont demandé l'introduction d'une mention "prioritaire" pour des projets de portée communale ou régionale afin d'éviter que les investisseurs se lassent.

Taxes malvenues

Les parlementaires n'ont en revanche pas réservé le même accueil à un postulat des Verts qui demandait la création d'un fonds cantonal pour la rénovation des résidences secondaires et leur mise en location. "Trop de taxes, on s'attendait à mieux", a lancé Pascal Luisier (PDC). La création d'un fonds cantonal pour le tourisme est déjà en discussion, a précisé Beat Eggel (PDC).

Les propriétaires des résidences ne sont pas "des citrons que l'on peut presser", a dit Sandro Fux (UDC). Il a estimé que, de surcroît, le canton n'avait pas les moyens pour créer un tel fonds. Au vote, la proposition a été balayée par 101 voix contre 16.

Au mauvais moment

La motion de députés UDC et PLR réclamant une taxe sur les résidences secondaires n'a pas reçu un meilleur accueil. "Je ne crois pas que l'on améliore le tourisme avec des taxes", a dit Philippe Nantermod (PLR).

Mais surtout, la motion tombe à un mauvais moment. La loi sur le tourisme est déjà en discussion. L'introduction d'une telle taxe est envisagée dans ce cadre. Les parlementaires n'ont pas voulu empiéter sur le débat à venir et ont refusé la motion par 88 voix contre 21.

/ATS


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