Le Corps des gardes-frontière veut revoir ses procédures

Le Corps des gardes-frontière (Cgfr) va réexaminer ses procédures de refoulement de migrants. Cette décision fait suite au cas d'une réfugiée syrienne victime d'une fausse couche lors de son renvoi en Italie par les gardes-frontière suisses. La famille reproche à ces derniers de lui avoir refusé toute aide médicale.

Le Cgfr va mettre sur pied un groupe de travail interne. Celui-ci devra examiner les procédures actuellement en vigueur et proposer des éventuelles améliorations, a confirmé Walter Pawel, chef de la communication du Cgfr, revenant sur des informations parues dans la presse dominicale.

Le 4 juillet, un groupe de 36 réfugiés a été reconduit de Vallorbe (VD) à Domodossola (I) par quinze collaborateurs du Corps des gardes-frontière. La femme, qui était enceinte de sept mois, a été prise de saignements en traversant la Suisse. Une fois arrivée outre-Simplon, elle a été hospitalisée, mais l'enfant était déjà mort.

Justice militaire en charge

Suite à l'incident, le Corps des gardes-frontière a ouvert une enquête interne. Les premiers résultats indiquent qu'une faute "ne peut pas être exclue", a précisé le Cgfr. Au vu de la gravité des reproches, le cas a été transmis vendredi dernier à la justice militaire pour enquête.

/ATS


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