Le CICR augmente de 70% son budget pour Gaza

Confronté à des besoins considérables à Gaza, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a décidé d'augmenter de 70% son budget initial pour cette zone. Il a demandé mardi 30 millions de francs supplémentaires, notamment pour remettre en état quatre hôpitaux gravement endommagés.

"La situation humanitaire est très sombre à Gaza", a affirmé à la presse à Genève le chef des opérations du CICR pour le Proche-Orient, Robert Mardini, de retour du territoire palestinien. Il s'est déclaré "choqué par l'ampleur des destructions dans un territoire à peine plus grand que le canton de Genève".

"Les besoins à Gaza sont pressants et immenses", a expliqué le responsable du CICR. "Les gens de Gaza n'en peuvent plus", a-t-il ajouté.

Déjà avant l'offensive israélienne

M. Mardini a souligné que l'économie palestinienne était étranglée avant même l'opération israélienne lancée le 8 juillet sur la bande de Gaza. L'offensive avait fait en 50 jours près de 2200 morts côté palestinien et 73 côté israélien.

Le budget initial de 42 millions de francs est porté à 73,3 millions. Le CICR dispose de 280 collaborateurs en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.

Dialogue sur le droit humanitaire

Sur la base de ses observations directes et de données recueillies sur place, le CICR a fait des recommandations à toutes les parties sur le respect du droit international humanitaire (DIH). "Nous avons engagé un dialogue robuste, confidentiel et sans complaisance sur le respect du droit humanitaire avec toutes les parties", a indiqué M. Mardini.

Interrogé sur l'utilité de réunir une conférence des Etats parties aux Conventions de Genève, demandée par l'Autorité palestinienne, le responsable du CICR a déclaré que l'organisation "encourage toujours les Etats à parler du DIH".

"Les Etats ont le devoir de respecter et de faire respecter les Conventions de Genève. Mais il ne faut pas politiser, cela peut devenir contre-productif", a encore indiqué Robert Mardini. Il a précisé que la Suisse mène les consultations et que le CICR "n'a pas voix au chapitre pour décider si la conférence doit avoir lieu".

/ATS


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