La justice polonaise d'accord d'extrader Fabrice A. vers la Suisse

Fabrice A. pourra être extradé vers la Suisse. Le tribunal régional polonais de Szczecin, en Poméranie occidentale, a donné mardi son feu vert à l'extradition du meurtrier présumé d'Adeline. L'homme avait été arrêté en Pologne le 15 septembre, après quatre jours de fuite.

Le tribunal a approuvé son extradition vers la Suisse", a déclaré à l'AFP Michal Tomala, le porte-parole du tribunal. Fabrice A. a déclaré devant le tribunal qu'il ne comptait pas faire appel de cette décision et qu'il souhaitait "retourner en Suisse le plus vite possible", a ajouté M. Tomala.

Formellement, le fugitif dispose d'un délai de sept jours pour faire appel de la décision de la cour. S'il y renonce, la décision attendra uniquement la signature du ministre de la Justice polonais pour pouvoir être mise en exécution.

Pas dans une prison genevoise

L'Office fédéral de la justice (OFJ) sera informé lorsque la décision d'extradition sera exécutoire, a indiqué à l'ats son porte-parole Folco Galli. Il reviendra ensuite au canton de Genève d'organiser le transport du détenu. A son retour, Fabrice A. ne sera pas incarcéré dans un établissement genevois, comme l'avait annoncé le procureur général Olivier Jornot.

Le Franco-Suisse de 39 ans avait été arrêté le dimanche 15 septembre par la police allemande à Kolbaskowo, une localité polonaise à la frontière avec l'Allemagne, avant d'être remis à la justice polonaise. Il circulait au volant de la voiture blanche dans laquelle il roulait jeudi déjà, jour de l'assassinat de sa thérapeute. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Plusieurs enquêtes encore ouvertes

Incarcéré à La Pâquerette, l'unité de resocialisation des criminels dangereux de la prison de Champ-Dollon, à Genève, ce violeur récidiviste bénéficiait d'une thérapie équestre. Lors de sa seconde sortie, le 12 septembre, il a disparu, tandis que la sociothérapeute de 34 ans qui l'accompagnait a été retrouvée morte dans une forêt, à proximité du centre hippique de Bellevue (GE).

Une première enquête administrative, rendue publique un mois après le drame, a révélé que l'assassin présumé n'aurait pas dû être autorisé à sortir. Le Conseil d'Etat genevois a reconnu sa responsabilité dans les dysfonctionnements. Plusieurs autres enquêtes administratives sont en cours au sein de l'Etat ainsi qu'une enquête pénale menée par le Ministère public genevois.

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