La construction de la "Brenaz 2" pourra démarrer à Puplinge

A Genève, plus rien ne s'oppose désormais à la construction de "la Brenaz 2", un établissement d'exécution de peine offrant 100 places de détention supplémentaires. Le Conseil d'Etat genevois a indiqué mardi avoir trouvé un accord avec les opposants au projet.

La commune de Puplinge (GE), sur le territoire de laquelle doit être construit l'établissement, l'association "Bien Vivre à Puplinge", et un riverain, avaient recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de Justice contre les autorisations de construire et l'abattage d'arbres nécessaire à l'extension de la Brenaz.

Après plusieurs séances organisées par le Conseil d'Etat, un accord avec les recourants a été trouvé. Ces derniers acceptent de retirer leur recours. En échange, le canton s'est engagé à compenser l'abattage d'arbres par une replantation dans un terrain avoisinant, à Choulex (GE), sur une surface équivalente de quelque 8500 m2.

Voix au chapitre pour "Les Dardelles"

L'accord prévoit aussi d'associer Puplinge au projet "Les Dardelles", un établissement d'exécution de peine de 450 places, qui devrait voir le jour à l'horizon 2017. Des solutions alternatives pourront être étudiées, toujours dans le même périmètre, a souligné Horace Gautier, avocat et membre de "Bien Vivre à Puplinge".

Actuellement, la "Brenaz" compte 68 places de détention. Son extension permettra d'ajouter 100 places de détention supplémentaires. La Brenaz jouxte la prison de Champ-Dollon. Cet établissement, à l'origine destiné uniquement à la détention préventive, est confronté à un grave problème de surpopulation carcérale.

Champ-Dollon, ces derniers temps, accueille régulièrement plus de 800 personnes entre ses murs, alors que l'établissement est conçu pour abriter 376 détenus. Un certain nombre de personnes y exécutent leur peine. Récemment, des rixes violentes avaient éclaté entre détenus albanais et maghrébins.

Puplinge résignée

L'extension du site pénitentiaire de Champ-Dollon est loin de transporter de joie la petite commune de Puplinge. Une prison n'est jamais un voisinage que l'on aime, mais à Puplinge, on reconnaît le besoin d'augmenter le nombre de places de détention, a cependant souligné M.Gautier.

/ATS


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