La Rega envisage de lancer une initiative pour être exemptée de TVA

Alors que le débat sur les rémunérations des dirigeants de la Rega fait rage, le vice-président du conseil d'administration Franz Steinegger envisage de lancer une initiative populaire. Le texte devrait permettre d'exonérer les dons de la TVA.

Le Rega doit payer plus de cinq millions d'impôts par année, "ça ne fait aucun sens", dénonce M. Steinegger dans une interview publiée par la "NZZ am Sonntag". La Garde aérienne suisse de sauvetage pourrait s'offrir un nouvel hélicoptère avec cet argent.

L'administration fiscale zurichoise - canton où se trouve le siège de la garde - considère certes la Rega comme une oeuvre d'entraide exemptée d'impôt. Mais l'organisation doit tout de même payer la TVA sur l'argent qu'elle reçoit de ses donateurs, en raison d'une décision du Tribunal fédéral datant de novembre 2011.

La Rega prévoit de combattre cette décision, politiquement et juridiquement, annonce M. Steinegger. Elle peut déjà compter sur un soutien du Parlement. A la session d'été, le conseiller national Bruno Frick (PDC/SZ) a lancé une initiative parlementaire pour exempter de la TVA les dons versés aux organisations d'utilité publique.

Salaires élevés

La structure de salaire au sein de la Rega est justifiée, ajoute le conseiller national PLR dans l'interview de dimanche. Les revenus des dirigeants de la Rega ne peuvent pas être comparés à ceux d'une organisation comme la Croix-Rouge, estime-t-il.

La Rega est une entreprise aérienne qui emploie des médecins. "C'est avec ces branches qu'il faut comparer nos salaires", s'est justifié le vice-président de l'organisation. La semaine dernière, son directeur, Ernst Kohler, a dévoilé son salaire à la télévision alémanique SRF, révélant qu'il peut gagner jusqu'à 500'000 francs par an.

De son côté, le président du Conseil de fondation de la Rega, Ulrich Graf, a décidé de réduire ses honoraires à 15'000 francs par année avec effet immédiat. "L'indemnité de 90'000 francs annuels avait été fixée avant le début de mon mandat. Je constate qu'elle a suscité un débat public", a-t-il annoncé dimanche.

/SERVICE


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