Jacqueline de Quattro veut une réforme du régime carcéral

Après la mort brutale d'Adeline à Versoix (GE), des personnalités s'expriment dans la presse dominicale. La conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro plaide pour une réforme du régime carcéral.

Jacqueline de Quattro veut que les mesures d'exécution des peines soient plus strictes et valables pour l'ensemble du pays. La cheffe du Département vaudois de la sécurité et vice-présidente de la Conférence latine des directeurs des départements cantonaux de justice et police (CLDJP) a confirmé dimanche à l'ats ses déclarations à l'hebdomadaire alémanique "NZZ am Sonntag".

"Notre système pénitentiaire se soucie beaucoup des coupables. Ils reçoivent beaucoup d'attentions et de soins. Cela est particulièrement vrai pour la Suisse romande. Je refuse d'accepter cela". Pour l'élue libérale-radicale, il n'est pas adéquat que chaque canton dispose de ses propres règlements dans le domaine de l'exécution des peines.

Que des accompagnateurs masculins

Mme de Quattro juge partiellement fondées les allégations formulées à l'encontre du système d'application des peines en Suisse romande. "En Suisse alémanique, il est par exemple précisé dans un concordat d'exécution des peines que ce type de délinquants ne peut être accompagné en sortie que par des hommes", a précisé la conseillère d'Etat à l'ats.

A son avis, les délinquants violents ne doivent pas bénéficier de sorties éducatives alors que leur libération est prévue des années plus tard. "Même si ces sorties se font sous escorte policière. Les policiers ont d'autres choses plus importantes à faire."

Dès le premier jugement

Faut-il seulement réformer le système d'application des peines? Pour Jacqueline de Quattro, la préoccupation de protéger la société face à des individus dangereux doit être davantage prise en compte déjà au moment du premier jugement.

La vice-présidente de la Conférence latine entend présenter ses revendications à la Conférence des directeurs des Départements cantonaux de justice et police.

Le vice-président de la CCDJP, le Zougois Beat Villiger tire à la même corde que la Vaudoise. Dans un entretien au "SonntagsBlick", il se dit favorable à des normes homogènes dans l'encadrement et l'évaluation de délinquants représentant un danger public.

/SERVICE


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