Il y a de quoi être fier de la Suisse, estime Didier Burkhalter

C'est le Laténium, sur les rives du lac de Neuchâtel, qu'a choisi le président de la Confédération Didier Burkhalter pour formuler ses voeux du 1er août. Entouré d'enfants musiciens, il a rappelé que la Suisse est une réussite, qu'elle est unique et qu'il y a de quoi en être fier, "d'autant que c'est utile au monde".

La Suisse se porte bien. Elle est l'un des pays les plus innovants et les plus compétitifs au monde, a rappelé Didier Burkhalter dans son allocution radio-télévisée. Cette réussite est due à des valeurs comme le travail de qualité et une grande ouverture économique.

Cette ouverture au monde, le Conseil fédéral entend la poursuivre en maintenant et rénovant la voie bilatérale. Celle-ci "permet l'accès à notre principal marché, celui de l'UE, afin de maintenir les emplois chez nous, en Suisse", a rappelé le président de la Confédération.

Conflits

Cent ans après le premier conflit mondial, "des explosions dans le ciel, des guerres sur la terre, des poussées de haine et d'intolérance provoquent des souffrances d'enfants et de familles", a poursuivi Didier Burkhalter, qui préside cette année l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

La Suisse s'engage pour apporter son aide, car "cela correspond à nos valeurs profondes, fondatrices, celle de notre Constitution; avec en première ligne, la paix", a-t-il dit.

Dans la soirée, Didier Burkhalter s'est encore rendu à Ennenda, dans le canton de Glaris, où il a fait l'éloge de la Landsgemeinde, "impressionnante de respect démocratique", a-t-il déclaré.

Leuthard au Parc national

S'exprimant à Zernez (GR), Doris Leuthard a plaidé, elle, en faveur d'un engagement pour la croissance économique, sans pour autant négliger la cohésion sociale et l'environnement. La conseillère fédérale a cité en exemple le Parc national des Grisons, cadre de son discours.

Simonetta Sommaruga a pour sa part rappelé à Laupen (BE) la tradition humanitaire qui caractérise la Suisse. Très marquée par sa récente visite dans un camp de réfugiés en Jordanie, elle a évoqué le sort incertain de ces milliers de personnes poussées à l'exil.

Johann Schneider-Ammann s'est rendu, lui, à Melide (TI) et à Porrentruy (JU). Il a voulu rassurer les habitants des cantons frontaliers, exposés à la concurrence de la main-d'oeuvre des pays voisins.

/ATS


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