Greenpeace n'exclut pas une condamnation pour l'exemple

Greenpeace craint que ses 28 militants, dont un Suisse, et les deux journalistes, arrêtés lors d'une action sur une plate-forme pétrolière dans l'Arctique et inculpés de piraterie, ne soient condamnés pour l'exemple. L'organisation écologiste compte sur un soutien international pour les faire libérer.

Près d'un million de personnes dans le monde ont déjà signé la pétition demandant la libération des activistes aux autorités russes, a indiqué Greenpeace Suisse vendredi lors d'un point de presse à Zurich. Plus de 60 organisations internationales, dont Human Rights Watch et Reporters sans frontières, apportent également leur soutien.

Devant les nombreux journalistes présents, le père du militant zurichois arrêté a soutenu l'engagement de son fils et des autres activistes. "Il en va de la sauvegarde de nos bases vitales", a-t-il souligné.

Il a précisé que son fils, un charpentier et guide de montagne de 28 ans, était conscient des risques qu'il prenait. Le jeune homme est membre de Greenpeace depuis quatre ans et avait déjà participé à d'autres interventions.

Graves risques pour l'Arctique

Lors de l'action en Arctique, le Zurichois est le premier a avoir escaladé une plate-forme pétrolière de Gazprom. Les activistes voulaient dénoncer les projets du groupe russe d'extraire du pétrole des fonds marins de l'Arctique. Un projet qui comporte de graves risques, estiment les écologistes.

Les responsables de Greenpeace Suisse ont une nouvelle fois exprimé leur incompréhension par rapport à l'arrestation des militants et à leur inculpation pour piraterie. Ils encourent jusqu'à 15 ans de prison.

Violation du droit de protestation

"C'est une violation de la liberté d'expression et du droit à protester pacifiquement", a estimé Verena Mühlberger, co-directrice de Greenpeace Suisse. Si les activistes emprisonnés n'ont pas de contact avec leur famille, ils ont des avocats qui peuvent leur rendre visite.

Les services consulaires suisses s'engagent en outre pour que les droits du militant zurichois soient respectés, a précisé Christian Engeli, responsable de campagne.

/SERVICE


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