Difficiles négociations sur le nucléaire iranien à Genève

Les négociations de Genève sur le nucléaire iranien sont entrées dans une "phase très difficile", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères. La perspective d'aboutir à un accord samedi soir reste très incertaine.

Les représentants des puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) et de l'Iran sont engagés dans des pourparlers depuis le milieu de la semaine à Genève. Ils tentent de parvenir à un accord préliminaire sur le nucléaire iranien. Aux signes d'ouverture et d'optimisme de vendredi ont succédé samedi des déclarations prudentes.

"Les négociations sont difficiles et denses et il n'est pas clair si nous aurons un résultat ce soir (samedi), a déclaré Abbas Araghchi, qui dirige l'équipe de négociateurs iraniens, selon l'agence Fars. La querelle porte sur les formulations", a déclaré M. Araghchi. Il a ajouté que "les discussions portent sur l'équilibre entre les pas que chaque partie doit faire".

Les 5+1 observaient un mutisme absolu quant à l'état des discussions et la porte-parole du secrétaire d'Etat John Kerry a simplement annoncé qu'il se rendrait dimanche à Londres. "Cela pourrait fixer un dernier délai pour presser les négociateurs", a estimé Mark Hibbs de la Fondation Carnegie pour la paix internationale.

Point crucial

La présence sur les rives du Léman des ministres américain, chinois, russe, français, britannique et allemand (John Kerry, Wang Li, Sergueï Lavrov, Laurent Fabius, William Hague et Guido Westerwelle) semblent montrer que les discussions en sont à un point crucial.

De sources diplomatiques, on indique qu'un compromis a été proposé. Il concerne le problème central du droit à l'enrichissement d'uranium revendiqué par l'Iran, qui insiste pour que ce droit soit reconnu par la communauté internationale.

"Demande excessive"

"Les négociations sont entrées dans une phase très difficile et les négociateurs iraniens insistent sur les droits de notre pays", a souligné samedi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif. S'exprimant à la télévision de son pays, il a affirmé: "Nous nous opposerons à toute demande excessive".

L'enrichissement d'uranium doit faire partie de tout accord (...) Nous assurons la population que l'enrichissement ne s'arrêtera jamais", a ajouté M. Zarif.

/ATS


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