Des milliers d'antinucléaires contre Fessenheim et Mühleberg

Plusieurs milliers d'antinucléaires français, allemands et suisses ont manifesté dimanche à l'occasion du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Ils ont réclamé la fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises à Fessenheim. En Suisse, une centaine de personnes ont manifesté à vélo à Mühleberg BE.

Au total plus de 130 personnes - dont des familles avec enfants - ont défilé à vélo à Mühleberg, selon Meret Huwiler de Greenpeace. Les manifestants ont déployé des banderoles avec "Oui le 18 mai", jour de la votation cantonale sur l'initiative populaire "Mühleberg à l'arrêt".

En France voisine, les manifestants ont investi en début d'après-midi huit ponts enjambant le fleuve, de Strasbourg jusqu'à la frontière suisse en passant par Fessenheim, la centrale située à 35 km de Bâle. Ils répondaient à l'appel de diverses associations antinucléaires et environnementales.

Jusqu'aux portes de Bâle

La commémoration s'est arrêtée aux portes de Bâle. Une chaîne humaine s'est déployée sur deux ponts entre Weil am Rhein (D) et Huningue (F). Huit organisations suisses, françaises et allemandes ont chapeauté l'événement.

La police et la gendarmerie ont recensé près de 3500 personnes sur l'ensemble des ponts. Les organisateurs ont quant à eux estimé la participation à 8000 personnes.

Des actions pacifiques et symboliques se sont déroulées, comme des chaînes humaines, des lâchers de ballons, des prises de parole et une minute de silence en mémoire des victimes de Fukushima.

Japon: "premières leucémies infantiles"

"Fukushima, les gens croient que c'est derrière eux, alors qu'en réalité ça ne fait que commencer. On commence maintenant à voir apparaître de premières leucémies infantiles" au Japon, s'est indigné André Hatz, porte-parole de l'association Stop Fessenheim.

Une partie des manifestants a convergé devant la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France encore en service. Ils ont réclamé sa "fermeture immédiate".

Le gouvernement français s'est engagé à la fermer en 2016. "On est en train de nous mener en bateau, un accident peut arriver n'importe quand", a dénoncé M. Hatz, rappelant que la centrale alsacienne est construite sur une faille sismique.

/ATS


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