Berne accorde un visa de trois mois à Mikhaïl Khodorkovski

La Suisse a annoncé lundi avoir accordé un visa de trois mois à Mikhaïl Khodorkovski, libéré le 20 décembre d'une prison située près du cercle polaire arctique. L'ancien oligarque russe n'a pas encore décidé d'un éventuel séjour en Suisse, où réside sa famille.

La décision des autorités suisses a été communiquée lundi par l'ambassade de Suisse à Berlin, et confirmée par le Département fédéral des affaires étrangères.

M. Khodorkovski est "très reconnaissant envers la Suisse" de lui avoir accordé un visa Schengen, a indiqué lundi à l'ats David Krikler, porte-parole de l'ancien oligarque. Ce visa lui permet de voyager dans tous les pays de l'espace Schengen, c'est-à-dire la majorité des pays de l'Union européenne et plusieurs Etats qui n'appartiennent pas à l'UE, comme la Suisse.

"Il est particulièrement heureux que la Suisse constitue le second pays, après l'Allemagne, à lui réserver bon accueil", a poursuivi M. Krikler. Mikhaïl Khodorkovski n'a pas encore décidé d'un éventuel séjour en Suisse, où réside sa famille.

Voyage sans retour

Au bénéfice d'un visa d'un an délivré par l'Allemagne, il demeure actuellement à Berlin, dans le luxueux hôtel Adlon, où il passe les fêtes de fin d'année avec sa femme Inna et leurs trois enfants.

Il a fait savoir qu'il n'entendait pas retourner en Russie car, malgré les assurances données par le Kremlin, il n'est pas certain de pouvoir y voyager librement. Il est toujours sous le coup d'une condamnation au civil pour un montant de 550 millions de dollars.

Visite parlementaire et séquestre levé

Le conseiller national Andreas Gross avait rendu visite en prison à Mikhaïl Khodorkovski. "Je suis extrêmement reconnaissant du fait qu'un parlementaire suisse (...) m'a rendu visite en prison", avait d'ailleurs déclaré l'ancien oligarque au lendemain de sa libération.

Dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire de la Russie, le Ministère public de la Confédération (MPC) avait également fait bloquer en 2004 6,2 milliards de francs dans cinq banques, un record en Suisse. Ces fonds figuraient sur les comptes de 20 actionnaires de Ioukos.

La mesure a toutefois été contestée par les parties visées. Le TF a jugé que la procédure avait violé le principe de proportionnalité et levé le séquestre.

/ATS


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