Banquier abattu à Balzers (FL): plus de 90 policiers en action

Les recherches pour retrouver le tueur du patron de la banque Frick se sont intensifiées. Plus de 90 policiers liechtensteinois, autrichiens et suisses cherchent tout particulièrement l'arme du crime et le téléphone portable du tueur.

Quelque 90 policiers fouillent toute la zone où se perd la trace du tueur, a indiqué vendredi à la presse Jules Hoch, chef de la police du Liechtenstein. Des policiers autrichiens, des Grisons, de Glaris et de l'école d'aspirants policiers de Suisse orientale participent aussi aux recherches.

Le chef de la police du Liechtenstein ne pense pas que le tueur ait pris la fuite dans le Rhin, car ses deux combinaisons de plongée ont été saisies. Il privilégie la thèse du suicide.

La police a aussi reconstitué la journée du crime. Le tueur présumé Jürgen Hermann, ancien gérant de fonds, est entré dans le garage souterrain de la banque Frick lundi peu après 07h00. Il y est resté 4 minutes, le temps de tirer trois fois sur le banquier.

Deux coups de feu mortels

Deux des coups de feu étaient mortels. Jürgen Hermann considérait que le patron de la banque Frick, Jürgen Frick, était responsable de sa ruine en tant que gérant de fonds. Le tueur a ensuite pris la fuite en voiture.

Le véhicule a été retrouvé près de Ruggell (FL), près des frontières suisse et autrichienne. Au bord du Rhin, la police a découvert les vêtements de Jürgen Hermann, son permis de conduire et son passeport. Dans celui-ci, les enquêteurs ont trouvé une note manuscrite dans laquelle il avoue son crime et fait ses adieux.

L'arme du crime a été acquise illégalement en octobre 2012 en Autriche par un membre de la famille de Jürgen Hermann. La police avait séquestré en 2012 quatre armes appartenant au tueur présumé en raison des menaces qu'il avait proférées contre le banquier Jürgen Frick.

"Robin des bois du Liechtenstein"

Jürgen Hermann, 58 ans, se décrivait sur son site internet comme le "Robin des bois du Liechtenstein" et déclarait mener un combat contre "la mafia liechtensteinoise de la finance". Il avait déposé des plaintes contre la Principauté, à laquelle il réclamait 200 millions de francs, et contre la banque Frick, de laquelle il exigeait 43 millions de francs.

/ATS


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