Aérodrome de Dübendorf: doublement des mouvements aériens en vue

Les riverains de l'aérodrome militaire de Dübendorf (ZH) risquent de subir un doublement des mouvements aériens à partir de 2020, qui pourraient atteindre 28'000 par an. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de céder une grande partie du terrain à l'aviation civile. Une partie sera reconvertie en parc d'innovation.

L'armée n'a plus réellement besoin de l'aérodrome situé près de Zurich, a souligné le conseiller fédéral Ueli Maurer devant la presse. D'ici 2022, les Forces aériennes concentreront leurs activités au nord du terrain avec une base pour des hélicoptères, utilisée également par le sauvetage aérien Rega et la police zurichoise.

Le Conseil fédéral a ainsi décidé de reconvertir le reste du terrain, qui mesure 230 hectares en tout. Exit l'idée d'y installer un centre pour demandeurs d'asile. Les autorités zurichoises devront proposer une autre solution, d'après M.Maurer.

Kloten surbooké

Malgré les protestations du Conseil d'Etat zurichois, le gouvernement a préféré faire la part belle à une exploitation aéronautique de cette surface. L'aéroport de Zurich-Kloten arrive au maximum de ses capacités, selon lui. Aux heures de pointe, les avions d'affaires et privés peinent à trouver un créneau pour décoller ou atterrir.

Dübendorf, malgré une piste qui sera raccourcie (elle mesurera encore 1800 mètres), constitue une "alternative sérieuse", et même la "seule", aux yeux du Conseil fédéral.

"Pour les riverains, il ne s'agit pas de la meilleure nouvelle", a reconnu la conseillère fédérale Doris Leuthard. Mais le futur exploitant - la société Flugplatz Dübendorf - devra se plier à des prescriptions draconiennes contre le bruit.

Les vols de lignes et charters ne seront pas autorisés, a-t-elle tempéré. Malgré tout, le nombre de mouvements aériens risque de passer de 14'500 aujourd'hui à 28'000 à l'avenir.

Oppositions en vue

L'exploitation civile ne devrait pas débuter avant 2020, en raison de la longue procédure de planification et d'autorisation qui s'annonce. Des oppositions risquent de s'accumuler lors de la mise à l'enquête du règlement d'exploitation et des plans.

/ATS


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