1er mai: la gauche en campagne pour le salaire minimum

La fête du travail est placée cette année sous le signe du salaire minimum. Les syndicats enfoncent le clou avant la votation le 18 mai prochain. Le débat sur les rentes vieillesse et les dégâts d'une société à deux vitesses ont aussi retenu l'attention des tribuns.

Le 1er mai, la seule fête non religieuse à être célébrée sur toute la planète, a débuté jeudi matin en Suisse aussi. A Zurich, le cortège n'avait plus rassemblé autant de monde depuis longtemps. Quelque 14'000 personnes y ont pris part de manière pacifique. Des manifestations anticapitalistes, potentiellement plus violentes étaient attendues l'après-midi ou en soirée.

Christian Levrat, le président du parti socialiste (PS), s'est fait l'écho du traumatisme de l'après '9 février' et a donné le la.

"La menace aujourd'hui, c'est une Suisse de la réaction. C'est l'abandon de notre tradition humanitaire. C'est un isolement politique suicidaire en Europe. C'est le retour au statut de saisonnier. C'est une renaissance du machisme et de l'autoritarisme", a-t-il martelé.

La gauche en campagne

Les différents tribuns de la gauche et des syndicats, comme le co-président d'Unia, Renzo Ambrosetti à Fribourg et Katharina Prelicz-Huber, la présidente du SSP à Olten (SO), ont fait des appels du pied en faveur du salaire minimum.

Les conseillers fédéraux ont profité du 1er mai pour aller sur le terrain. Simonetta Sommaruga a visité une usine dans le canton de Soleure jeudi matin. La ministre et le président de cette entreprise ont souligné l'importance de la formation initiale et de la formation continue. Son collègue Alain Berset devait parler plus tard dans la journée sur la "Rathausplatz" de Thoune (BE).

Pierre-Yves Maillard et Ruth Dreifuss à Sion

Les discours du conseiller Etat vaudois Pierre-Yves Maillard et de l'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss étaient très attendus à Sion. La conseillère nationale Maria Bernasconi (GE) et Ada Marra (VD) devaient participer aux rassemblements à Fribourg pour la première et à la Chaux-de-Fonds et Yverdon pour la seconde. A Lausanne, une fête est prévue en soirée à la place de l'Europe après la manif.

A Genève, les manifestants se retrouveront au parc des Bastions après le cortège. A Bienne, même un prix du travail sera remis: le prix Unia "Travail et solidarité".

/ATS


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