Washington reste déterminé à agir contre l'EI

Au moins 70 personnes ont péri en Irak dans une attaque contre une mosquée sunnite, en pleine offensive des jihadistes de l'Etat islamique (EI). Ceux-ci sont vus comme un danger sans précédent par les Etats-Unis, déterminés à poursuivre leurs frappes dans le nord du pays malgré la menace de l'EI d'exécuter un second otage, aussi journaliste.

Des miliciens chiites ont tiré sur des fidèles au moment de la prière dans une mosquée sunnite de Hamrine, au nord-est de Bagdad, ont rapporté des responsables. L'attaque a fait également des dizaines de blessés.

Pour un habitant de la région, il s'agissait d'une vengeance de miliciens chiites après une attaque à la bombe contre l'une de leurs patrouilles, une version également donnée par la députée Nahida al-Daini.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, la bombe a visé des civils qui s'étaient portés volontaires pour combattre les jihadistes aux côtés des forces de sécurité irakiennes. Ces volontaires sont en grande majorité des chiites.

Dans le Nord, les forces kurdes et les forces irakiennes tentaient de gagner du terrain face aux jihadistes. Elles tentaient surtout de reprendre la ville clé de Jalawla conquise le 11 août par l'EI.

L'EI subit des pertes en Syrie

De l'autre côté de la frontière, en Syrie, l'EI, qui combat aussi bien les rebelles que le régime, a perdu 70 hommes ces dernières 48 heures dans les combats avec l'armée.

Face à la violence inouïe dans ces deux pays voisins, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a déploré la "paralysie" de la communauté internationale qui "encourage "les assassins, les destructeurs et les tortionnaires en Syrie et en Irak".

Pour une stratégie à long terme

Alors que les divisions internationales ont bloqué toute initiative sur la Syrie, Washington et ses alliés occidentaux cherchent à préparer désormais une stratégie à long terme pour tenter de stopper l'EI, qualifié de "cancer" par le président Barack Obama.

C'est surtout la diffusion mardi d'une vidéo dans laquelle l'EI montre l'un de ses combattants, vraisemblablement britannique, décapiter le journaliste américain James Foley, qui a poussé la communauté internationale à tirer la sonnette d'alarme.

40% d'étrangers dans les rangs de l'EI

La Grande-Bretagne a exclu de coopérer avec le président syrien Bachar al Assad pour lutter contre l'EI.

Selon le département d'Etat américain, quelque 12'000 combattants jihadistes étrangers venant de 50 pays différents se sont rendus en Syrie. En Irak, selon un expert irakien, l'EI compte entre 8000 et 10'000 combattants, dont 40% d'étrangers.

Le HCR au secours des réfugiés

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés poursuivait lui son opération logistique massive pour secourir un demi-million de personnes ayant fui l'EI, en majorité des membres des minorités chrétienne et yazidie. Selon le HCR, quelque 700'000 déplacés ont trouvé refuge dans le Kurdistan.

/ATS


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