Vote-sanction contre Cristina Kirchner, qui garde toutefois la main

Malgré la percée des partis d'opposition en Argentine, la coalition présidentielle de Cristina Kirchner se maintient comme la première force politique du pays à l'issue des élections législatives partielles de dimanche. Ce scrutin apparaît cependant comme un vote-sanction pour le kirchnérisme, au pouvoir depuis 2003.

Selon les résultats préliminaires communiqués par le ministère argentin de l'Intérieur, portant sur 72% des suffrages dépouillés, le Front pour la victoire (FPV), formation péroniste de centre gauche qui a porté Mme Kirchner au pouvoir, conserve la majorité absolue à la Chambre des députés avec 131 sièges sur 257.

Le chef de cabinet de la présidente Juan Manuel Abal Medina a ajouté que le FPV gardait également le contrôle du Sénat.

Mais le FPV a perdu la principale province du pays, celle de Buenos Aires (près de 40% de l'électorat national), qui entoure la capitale. Le Front rénovateur du péroniste dissident Sergio Massa a devancé le candidat du FPV Martin Insaurralde de douze points.

Buenos

Aires comme juge

En gagnant cette circonscription-clé et fief électoral du pouvoir, M. Massa, ex-chef de cabinet de la présidente, se positionne comme un candidat à l'investiture péroniste pour la présidentielle de 2015. Car après dix ans de pouvoir Kirchner, ces élections de mi-mandat marquaient aussi le début de la course à la présidentielle.

"Demain, nous commençons avec un nouveau plan politique", a pour sa part déclaré le maire de Buenos Aires Mauricio Macri, autre candidat possible à la présidence qui a promis des réformes en faveur des marchés.

"Sept suffrages sur dix se sont portés contre le gouvernement. Cette élection a été un triomphe pour l'opposition", a déclaré Rosendo Fraga, un analyste politique. "Le kirchnérisme va dire qu'il a gagné car il continue d'avoir plus de vote au niveau national, mais ce qui compte c'est la province de Buenos Aires. C'est ce qui fait dire que c'est une victoire de l'opposition et pas du gouvernement", estime le politologue.

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