Une journaliste néerlandaise fuit l'Egypte après avoir été inculpée

La journaliste néerlandaise Rena Netjes a fui mardi l'Egypte, a souligné un de ses employeurs. Elle était accusée par les autorités, avec 19 autres journalistes, d'avoir diffusé "de fausses informations" pour la chaîne Al-Jazeera.

Selon la télévision publique "NOS", la journaliste est arrivée aux Pays-Bas. Le parquet égyptien avait annoncé le 29 janvier que 20 journalistes, dont quatre étrangers, seraient jugés.

Ils sont accusés de diffusion de "fausses nouvelles" pour le compte d'Al-Jazeera, "d'appartenance à une organisation terroriste" et d'avoir "porté atteinte à l'unité nationale et à la paix sociale".

Rena Netjes, qui travaille également pour le quotidien "Het Parool", a dit avoir été prévenue des accusations à son encontre par l'ambassade des Pays-Bas au Caire.

Parmi les journalistes étrangers figurent également deux Britanniques et un Australien. Sur les 20 accusés, seuls huit sont détenus, les autres étant recherchés par les autorités.

Accusations "ridicules"

Qualifiant les accusations à son encontre de "ridicules", Mme Netjes pense avoir été incriminée par les autorités égyptiennes en raison d'un rendez-vous professionnel en décembre avec un journaliste d'Al-Jazeera dans le centre du Caire.

"Le procureur général avait déjà dit il y a quelques jours qu'il était malheureux que je me sois retrouvé sur la liste, qu'il voulait abandonner l'affaire contre moi, mais qu'elle avait déjà été envoyée au juge", a-t-elle précisé.

Le parquet avait accusé les journalistes d'entretenir des liens avec les Frères musulmans, considérés comme une organisation terroriste par les autorités, dirigées par l'armée.

Après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet par l'armée, les nouvelles autorités se sont lancées dans une sanglante répression de ses partisans. Et elles n'ont pas apprécié la façon dont Al-Jazeera a couvert les événements, l'accusant de prendre fait et cause pour les Frères musulmans.

/ATS


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