Ukraine: des observateurs de l'OSCE essuient des tirs à Mariinka

Une mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine a été mercredi la cible de tirs à 15 km à l'est de Donetsk, a indiqué l'organisation. Pour des raisons de sécurité, elle a immédiatement quitté la zone sous contrôle ukrainien.

Lorsque deux véhicules de l'OSCE sont arrivés près de Mariinka en début d'après-midi, les observateurs ont aperçu un camion et deux soldats. L'un d'eux s'est alors levé et a tiré deux coups de feu en direction du convoi de l'OSCE. Les balles ont frappé le sol à deux mètres du second véhicule, projetant des fragments contre la carrosserie.

Mardi déjà, un autre convoi de l'OSCE avait essuyé un tir d'avertissement à un poste de contrôle de l'armée ukrainienne près de Debaltseve, a déclaré l'organisation dans un autre communiqué.

"Situation plus tendue que jamais"

Le Suisse Alexander Hug, chef adjoint de la mission de l'OSCE en Ukraine, estime toutefois, dans une interview diffusée jeudi par "Le Temps", que les conditions de sécurité des observateurs ne sont pas détériorées. "Nous nous adaptons à la situation", précise-t-il. "Lorsque le danger est trop grand, nous ne sortons pas".

D'après M. Hug, la situation est plus tendue que jamais. "Nous avons recensé des centaines" de violations du cessez-le-feu, plus particulièrement à l'aéroport de Donetsk, à Marioupol et Shastia, au nord de Lougansk. Les quatre drones civils de la mission de l'OSCE ont subi des "attaques électroniques" au-dessus du territoire tenu par les séparatistes. "Ils ont aussi été endommagés par des tirs de défense aérienne".

M. Hug affirme en outre que les observateurs ont constaté "de nombreux mouvements de troupes des deux côtés de la ligne de front". Des colonnes de blindés et des hommes en uniforme sans insigne distinctif ont traversé la frontière russe en direction de l'Ukraine, confirme-t-il encore, sans vouloir pointer un pays.

Le chef adjoint relève que les observateurs ne peuvent pas tout voir. "Nous ne sommes que 400 environ" et le territoire à surveiller "est immense, grand comme la moitié de la Suisse", précise-t-il.

/ATS


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