UE: Barroso souligne la sortie de la récession, mais reste attentif

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a souligné, mercredi lors de son discours sur l'Etat de l'UE, l'action de l'Europe contre la crise, commencée il y a cinq ans. Il a évoqué des taux d'intérêt en baisse et des signes de redémarrage de l'économie.

L'ancien premier ministre conservateur portugais, qui achève son second mandat à la tête de la commission, a toutefois lancé une mise en garde: "Avec la fragile reprise, le plus gros risque que je vois, c'est un risque politique, un manque de stabilité ou un manque de détermination",.

Des pays placés sous assistance, comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, ont connu des progrès. "Pour l'Europe, la reprise est vraiment en vue, mais restons vigilants", a-t-il déclaré, en rappelant le chômage des jeunes, encore très répandu.

Achever le marché unique

A propos de la Grèce, il a jugé "faux" de dire que ce pays était "victime des politiques de l'Europe". La Grèce est "victime des comportements irresponsables des gouvernements grecs" qui avaient fait exploser la dette. Sans l'assistance de l'Europe, elle serait "insolvable et dans une situation encore plus grave", a-t-il lancé.

Soulignant la nécessité de réaliser l'union bancaire et d'achever le marché unique, notamment dans le domaine des services, José Manuel Barroso a invité les Vingt-huit à renforcer leur union politique. "L'Europe est plus qu'un marché. Notre attrait politique et notre attrait économique sont étroitement liés", a-t-il dit.

Euroscepticisme

A ce propos, le chef du groupe des libéraux, Guy Verhofstadt, a appelé le Parlement à engager immédiatement les négociations pour l'adoption de la proposition de la commission sur le sauvetage ou la liquidation des banques en difficulté.

L'ancien premier ministre belge s'est montré plutôt sévère avec le bilan de M. Barroso, les chiffres montrant seulement une nouvelle phase de la crise, caractérisée par une période de stagnation avec "une période de chômage élevé et durable".

La faiblesse de la reprise a été soulignée également par le chef du groupe socialiste, Hannes Swoboda, qui a cité notamment le fort taux de chômage ainsi que la baisse de confiance des citoyens.

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