Trois millions de bébés peuvent être sauvés (UNICEF)

Trois millions de bébés qui meurent avant l'âge d'un mois dans le monde peuvent être sauvés. L'UNICEF a appelé jeudi à Genève les pays membres de l'OMS à adopter un plan d'action en faveur des êtres les plus vulnérables de la planète.

"Le premier jour de la vie est aussi le plus dangereux", a déclaré à la presse le Dr Kim Eva Dickson, spécialiste de l'UNICEF en santé maternelle et néonatale et co-auteure d'une étude publiée mardi sur la mortalité des nouveau-nés par "The Lancet".

Des progrès importants ont été réalisés pour réduire la mortalité des moins de cinq ans dans le monde, de 12 millions en 1990 à 6,9 millions, a-t-elle souligné. "Mais nous n'avons pas fini le travail, nous avons oublié les plus jeunes", a affirmé le Dr Dickson.

Selon l'UNICEF, au moins 2,9 millions de bébés meurent chaque année au cours de leurs 28 premiers jours de vie. Les pays les plus touchés sont l'Inde (780'000 décès par an), le Nigeria (267'000), le Pakistan (202'000), la République démocratique du Congo, mais des bébés meurent aussi aux Etats-Unis parmi les groupes les plus pauvres de la population.

Les mort-nés pas enregistrés

En outre, quelque 2,6 millions d'enfants sont mort-nés chaque année soit près de six millions de vies perdues à la naissance ou dans les premières semaines de vie. Près de la moitié meurent quand le coeur du bébé s'arrête pendant que la mère accouche.

En Suisse, environ 300 bébés n'atteignent pas leur premier anniversaire chaque année, soit cinq enfants sur mille naissances. Près de 350 mortinaissances sont en outre annoncées chaque année, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Le plan d'action qui doit être adopté vendredi par l'Assemblée mondiale de la santé prévoit des mesures pour parvenir à une réduction des deux tiers de la mortalité des nouveau-nés d'ici 2025.

"Il suffirait d'un investissement d'un dollar de plus par enfant et par an", a affirmé le Dr Kim Eva Dickson.

Recommandations

Le plan d'action recommande toute une série de mesures, comme l'amélioration de la qualité des soins, une meilleure surveillance pendant l'accouchement, davantage de personnel de santé primaire dans les zones rurales, la réduction des grossesses chez les adolescentes parmi lesquelles la mortalité néonatale est la plus élevée.

/ATS


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