Syrie: incertitude sur la présence aux négociations de l'opposition

L'opposition syrienne et les pays qui la soutiennent ont affirmé dimanche que Bachar al-Assad n'avait "pas d'avenir" en Syrie. Ils ont fait cette déclaration à l'issue d'une réunion à Paris qui n'a pas permis de trancher la question de la participation de l'opposition à la conférence de paix fin janvier à Montreux (VD).

"Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il n'y a pas d'avenir pour Bachar al-Assad et pour sa famille en Syrie. Son départ est inexorable", a souligné le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jarba, à l'issue de la réunion.

"Ce fait bénéficie de l'unanimité claire et nette du groupe des Amis de la Syrie", a-t-il ajouté. Il a qualifié le moment de "tournant historique" et d'"étape importante sur la route qui mène au départ du régime en place".

Les ministres des Affaires étrangères des Onze membres des "Amis de la Syrie" (Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, France, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Egypte, Jordanie, Etats-Unis, Turquie) n'ont toutefois pas pu convaincre les représentants de l'opposition de participer à la conférence de paix dite Genève-2.

Invitation à la conférence

"Nous demandons instamment à la Coalition nationale de répondre positivement à l'invitation à former la délégation de l'opposition syrienne, envoyée par le secrétaire général des Nations unies", ont souligné les Onze dans leur déclaration finale.

Quarante-huit heures de débats houleux à Istanbul cette semaine n'ont pas permis à la Coalition de prendre une décision sur sa participation. Elle doit à nouveau se réunir le 17 janvier.

Gouvernement provisoire

Lors de la réunion de Genève-1, en juin 2012, les participants s'étaient mis d'accord sur la formation d'un gouvernement de transition, tout en passant sous silence le sort de M. Assad.

L'objectif de Genève-2 est de discuter d'un processus de transition politique avec la formation d'un gouvernement provisoire. Celui-ci serait composé de membres du régime et de l'opposition et doté des pleins pouvoirs exécutifs.

La Coalition exige, avant le début des négociations, la cessation du recours aux armes lourdes par le régime et la mise en place de couloirs humanitaires.

/ATS


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