Syrie: Kerry poursuit son offensive en vue d'une intervention

John Kerry a poursuivi ce week-end en Europe ses efforts diplomatiques pour justifier des frappes contre la Syrie, alors que les opinions publiques sont de plus en plus réticentes au lancement d'une action. Bachar al-Assad ne baisse lui pas sa garde et a à nouveau démenti le massacre chimique dont plusieurs pays occidentaux l'accusent.

Pendant tout le week-end, Paris et Washington ont affiché leur résolution à "sanctionner" militairement le régime syrien, se targuant d'un soutien international "large et grandissant" à une action militaire.

"C'est notre Munich à nous !", a lancé samedi soir à Paris John Kerry. Le secrétaire d'Etat américain a également rencontré en France ses homologues de plusieurs pays arabes, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, afin d'obtenir une position commune.

Suspense à Washington

L'Allemagne, qui s'est jointe samedi à l'appel de l'UE pour "une réaction forte en Syrie", a nuancé sa position 24 heures plus tard, Angela Merkel critiquant l'empressement des pays européens tout en souhaitant une "position commune".

Evoquant le "soutien politique" apporté la veille par les 28 de l'UE, le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a de son côté précisé que Paris et Washington n'avaient "pas besoin matériellement, militairement, que tous ces pays s'engagent. La plupart d'entre eux n'ont pas les moyens de le faire".

Le Congrès américain doit donner ou non dans les prochains jours son feu vert aux frappes. L'issue du vote est incertaine, notamment à la Chambre des représentants.

Damas prêt à riposter

Le président syrien Bachar al-Assad n'est lui pas resté en retrait en matière de communication, affirmant à la chaîne américaine CBS qu'il réfutait être derrière l'attaque chimique du 21 août dans les faubourgs de Damas, selon le journaliste de CBS qui l'a interviewé, Charlie Rose.

Bachar Al-Assad a "nié avoir quelque chose à voir dans cette attaque" et a expliqué que les Syriens se "préparaient du mieux qu'ils le pouvaient" à une éventuelle attaque occidentale, a expliqué le journaliste.

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