Lausanne: des manifestants dénoncent "une élection dans le sang"

Une centaine de manifestants de la diaspora syrienne ont dénoncé mardi à Lausanne l'élection "dans le sang" organisée par Bachar al-Assad. Ils ont demandé à la Suisse d'être fidèle à sa tradition humanitaire et d'ouvrir ses portes aux réfugiés.

Réunis devant le porche de la cathédrale de Lausanne, les manifestants ont déployé de nombreuses banderoles accusant le régime syrien et son président: "Bachar assassin", "Voulez-vous voir votre ville détruite, votez Assad" ou "Le président est terroriste".

Invité à s'exprimer, le professeur François Burgat, directeur de recherche au CNRS, a appelé à faire la distinction entre deux combats. Il ne faut pas confondre "la mobilisation de la population syrienne contre un régime de barbarie" et "l'association djihadiste sans frontières" qui parasite la révolution et joue en fait le jeu de Bachar al-Assad, a lancé le chercheur.

"De quelle élection démocratique parle-t-on lorsqu'il y a 9000 enfants dans les prisons d'Assad", a demandé de son côté Wajd Zimmermann, présidente de l'association FemmeS pour la démocratie, à l'origine du rassemblement. La place de Bachar est en prison, selon elle, "on attend quoi pour juger ce criminel?"

Déjà 2500 personnes accueillies

La Suisse a également été interpellée. Elle ne fait pas son devoir d'humanité, a jugé un orateur. Un Etat riche comme la Suisse doit accueillir davantage de réfugiés. La situation actuelle est "inacceptable", a-t-il affirmé.

Il y a deux semaines, Caritas a demandé dans une lettre ouverte au président de la Confédération que la Suisse accueille 5000 et non 500 réfugiés, comme l'a décidé le Conseil fédéral. Le Département fédéral de justice et police a répondu que parallèlement à ce projet, plus de 2500 personnes ont déjà pu venir en Suisse grâce à l'assouplissement de la politique des visas.

/ATS


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