Secret bancaire: Vaduz prêt à discuter d'un assouplissement

Le Premier ministre du Liechtenstein se dit prêt à discuter d'un échange d'informations avec l'UE sur les clients de ses banques. Il plaide, néanmoins, pour la clémence vis-à-vis de ceux-ci."En tant que petit Etat, il serait irréaliste de dire que nous refusons fondamentalement toute discussion avec l'Union européenne sur un échange d'informations élargi", déclare Adrian Hasler dans un entretien publié dans le quotidien allemand des affaires "Handelsblatt". "Mais il ne peut pas s'agir que de nous imposer de nouveaux devoirs, il faut aussi remédier à l'inégalité de traitement des contribuables et à la discrimination", ajoute-t-il.Le Liechtenstein veut que l'UE reconnaisse que ses fondations, outil très prisé de placement de fonds, sont "un instrument important et légal pour la planification des successions et la sécurité des revenus", plaide M. Hasler.Liste grise de l'OCDEEn 2009, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a rayé le Liechtenstein de la liste grise des paradis fiscaux, la principauté ayant signé de nombreux accords d'échanges d'informations fiscales.M. Hasler aimerait voir élargie à l'ensemble de l'Europe la solution que son pays a trouvée avec le Royaume-Uni, qui prévoit une imposition des sommes placées au Liechtenstein pour les contribuables qui se dénoncent, mais à taux réduit et sans punition. Il fait valoir que ce modèle est également lucratif pour Londres.Réunis samedi près de la capitale britannique, les ministres des Finances du G7 ont réaffirmé leur ferme intention de lutter contre l'évasion fiscale. /SERVICE


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