Reprise des recherches de l'avion de Malaysia Airlines

Sept mois presque jour pour jour après la disparition inexpliquée du vol MH370 de Malaysia Airlines, les recherches sous-marines ont repris lundi dans l'océan Indien où l'avion se serait abîmé, ont annoncé les autorités australiennes. Un navire a commencé à sonder les fonds pour tenter de localiser l'épave.

Affrété par la Malaisie, "le navire Go Phoenix, qui embarque du matériel et des experts, est arrivé dans la zone de recherche dans le sud de l'océan Indien et a commencé ses opérations d'exploration sous-marine", selon l'Office australien de sécurité des transports ATSB.

Le Go Phoenix, qui dispose de 12 jours d'autonomie, et le Fugro Discovery, affrété par l'Australie, vont immerger à 5000 ou 6000 mètres de puissants sonars programmés pour détecter les parties volumineuses de l'épave de l'avion comme les moteurs, le train d'atterrissage et le fuselage.

Dresser une carte 3D

Des images haute résolution de la zone de recherche seront collectées et analysées en temps réel dans l'espoir de localiser l'épave du MH370.

Auparavant, un navire d'étude chinois, le Zhu Kezhen, et un navire australien, le Fugro Equator, ont scanné les fonds sur près de 110'000 km2. A partir de ces relevés, l'institut public Geoscience Australia a dressé une carte en 3D révélant un relief accidenté de volcans, de crêtes et de fosses autour du plateau de Broken Ridge.

Chute du niveau d'oxygène

Le Boeing 777-200 de Malaysia Airlines a disparu le 8 mars, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, avec 239 personnes à bord. Plus de 150 passagers étaient chinois.

Tout contact avec le cockpit a cessé après environ une heure de vol et aucune trace physique de l'appareil n'a été retrouvée depuis. Les systèmes de communication ont néanmoins "accroché" à plusieurs reprises des satellites, permettant de reconstituer la trajectoire présumée de l'appareil jusqu'à sa probable chute en mer dans le sud de l'océan Indien, au large des côtes australiennes.

Plusieurs hypothèses ont été évoquées, du coup de folie du pilote ou du co-pilote au détournement en passant par un grave accident mécanique.

L'explication la plus crédible, selon les responsables chargés de l'enquête, est qu'une brusque chute du niveau de l'oxygène à bord a rendu l'équipage et les passagers inconscients. L'avion aurait continué de voler en pilote automatique, jusqu'à sa chute en mer, faute de carburant.

/ATS


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