Plus de 40 morts dans une série d'attaques en Irak

Une série d'attaques, la plupart visant des quartiers chiites de Bagdad, ont fait mercredi 43 morts et plus de 100 blessés mercredi en Irak. Aucun groupe ne les a revendiquées, mais des insurgés proches du réseau Al-Qaïda sont généralement responsables de ce genre d'attentats coordonnés.

Au moins huit explosions, dont sept attentats à la voiture piégée, ont eu lieu vers 07h30 notamment dans les quartiers de Karrada, Chaaba et Sadriyah, l'un des plus vieux de la capitale, selon des responsables médical et de la sécurité. Au moins 36 personnes ont péri dans ces attentats, selon les mêmes sources.

L'explosion de Karrada a eu lieu près d'un concessionnaire de voitures où de nombreux chiites célébraient l'Achoura, une grande fête de la communauté chiite. Une voiture piégée a également explosé dans le quartier à majorité sunnite d'Azamiyah.

Les forces de l'ordre ont imposé de strictes mesures de sécurité dans les secteurs des attentats, et dans de nombreux cas, photographes et vidéastes n'ont pas été autorisés à prendre des photos ou images.

Dans une attaque séparée dans la ville kurde habituellement sûre de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, des hommes armés ont assassiné le chef des gardes du corps du président irakien Jalal Talabani, selon un porte-parole de la police. Depuis près d'un an, M. Talabani, 79 ans, se trouve en Allemagne où il avait été hospitalisé suite à une attaque cérébrale.

Hausse des violences

Des tirs à Bagdad et dans la principale ville du nord, Mossoul, ainsi que des attentats à Abou Ghraib, à l'ouest de la capitale, ont fait six autres morts. Trois corps qui portaient des traces de balles ont par ailleurs été découverts près de Baqouba, au nord de Bagdad, selon des sources de sécurité.

Ces derniers attentats portent à plus de 300 le nombre de personnes tuées en novembre en Irak, où les violences se sont multipliées ces derniers mois, malgré un renforcement des mesures de sécurité et des campagnes visant les insurgés. Plus de 5700 personnes ont péri depuis le début de l'année dans des violences, dont 964 en octobre, le mois le plus meurtrier depuis avril 2008, selon des chiffres officiels.

/ATS


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