Parlement européen: Martin Schulz réélu président

Le nouveau Parlement européen a réélu sans surprise mardi son président sortant Martin Schulz. Mais il doit déjà faire face à des tensions avec sa frange europhobe, sortie renforcée des élections européennes.

Le social-démocrate allemand, qui avait été candidat des socialistes pour la présidence de la Commission lors des élections européennes, a été réélu à la présidence du Parlement pour deux ans et demi. Il a obtenu 409 voix sur les 612 suffrages exprimés, sur un total de 751 députés.

Il n'a donc pas fait le plein des voix. En vertu d'un accord de coalition avec le PPE (centre droit) et les libéraux, il pouvait compter sur le papier sur 479 voix.

Schulz insiste sur le "respect mutuel"

Alors que les europhobes sont arrivés en force dans le nouveau Parlement avec 100 élus contre seulement une poignée dans le sortant, M. Schulz a prévenu que "celui qui ne respecte pas les règles de respect mutuel et de dignité humaine va me trouver contre lui".

De son côté, le jeune chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, veut profiter du semestre de présidence de l'UE par son pays, qui a débuté également mardi, pour donner de l'impulsion à une Europe plus favorable à la croissance et plus solidaire.

Dos tourné à l'hymne européen

Les forces anti-européennes se sont exprimées dès mardi matin via un geste symbolique: plusieurs députés ont tourné le dos au moment où résonnait dans l'hémicycle l'hymne européen, provoquant des réactions indignées de députés sur Twitter.

"Rejeter la fraternité ne fera pas avancer les choses", a lancé sur le réseau social l'eurodéputée libérale française Sylvie Goulard, ulcérée par ces "individus sans vergogne".

Victimes de la défiance vis-à-vis de l'Europe après des années de crise et d'austérité, les quatre principales formations europhiles (PPE, socialistes, libéraux et Verts) ont toutes perdu des sièges lors des élections.

Majorité europhile fragile

L'addition des 221 députés PPE et des 191 socialistes ne donne qu'une majorité fragile de 412 sièges. In extremis, les deux groupes étaient donc allés chercher les libéraux et leurs 67 députés pour consolider leur assise. Ils pourront compter également sur la relative bienveillance des Verts (50 élus).

/ATS


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