Obama veut décourager l'afflux d'enfants sans-papiers aux USA

Les Etats-Unis sont confrontés à une vague de mineurs sans-papiers aux frontières. Le président Barack Obama a appelé ses homologues d'Amérique centrale à travailler avec lui pour "décourager cet afflux continu d'enfants qui se mettent en danger".

"Nous avons une responsabilité commune face à ce problème", a déclaré M. Obama à l'issue d'une rencontre à la Maison Blanche avec les présidents du Guatemala, Otto Perez Molina, du Honduras, Juan Orlando Hernandez et du Salvador, Salvador Sanchez Ceren.

Quelque 57'000 mineurs non accompagnés, dont les trois quarts sont originaires de ces trois pays, ont été interpellés à la frontière des Etats-Unis avec le Mexique depuis octobre. Le phénomène a atteint ces derniers mois une ampleur sans précédent, plaçant l'administration Obama dans une position délicate sur un dossier politiquement sensible. Le gouvernement s'attend à un total de 90'000 interpellations d'ici à la fin septembre.

S'il a évoqué la "compassion" du peuple américain et de son administration envers ces enfants fuyant la violence et la pauvreté, M. Obama a aussi souligné que nombre d'entre eux devaient s'attendre à être renvoyés dans leur pays d'origine, en application des textes en vigueur. "Nous sommes un pays d'immigrants, mais nous sommes aussi un pays de lois", a-t-il lancé.

Pour tarir ce flot, il a en particulier insisté sur la nécessité de lutter contre les passeurs qui "font de l'argent sur le dos de familles qui se sentent désespérées" et poussent leurs enfants à entreprendre "ce dangereux voyage jusqu'au Texas".

Projet de loi enlisé

La Maison Blanche estime que les efforts entrepris au cours des dernières semaines commencent à payer, mettant en avant des chiffres préliminaires selon lesquelles le nombre d'interpellations à la frontière a baissé de moitié entre juin et juillet. Pour l'exécutif américain, cette crise est le symptôme visible d'un système "cassé" et démontre la nécessité d'une vaste réforme de l'immigration.

Mais si une nouvelle loi semblait encore envisageable il y a un an, elle ne l'est plus aujourd'hui. Un texte prévoyant un renforcement drastique des contrôles aux frontières, une hausse des quotas de visas pour les travailleurs qualifiés et une perspective de régularisation pour 11 millions de sans-papiers avait été adopté par le Sénat.

Il s'est, depuis, enlisé à la Chambre des représentants, dominée par les républicains.

/ATS


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