Obama tempère ses propos sur Moscou et exclut tout boycott des JO

Le président des Etats-Unis Barack Obama a tempéré vendredi ses propos sur "l'anti-américanisme" de la Russie. Il a mis en avant la nature "souvent constructive" de ses échanges avec son homologue Vladimir Poutine et exclu tout boycott des Jeux Olympiques de Sotchi en 2014.

"Je n'ai pas de mauvaises relations personnelles avec Poutine", a affirmé Obama aux journalistes lors d'une conférence de presse vendredi soir à la Maison Blanche. Tout au contraire: "Nos conversations sont franches, directes, et souvent constructives".

"Je sais que la presse aime se focaliser sur le langage corporel, et sur cette allure un peu amorphe qu'il a en apparence, comme celle de l'élève qui s'ennuie au fond de la classe. Mais en vérité, nos entretiens sont souvent très productifs", a déclaré le président.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois reconnu l'existence de tensions entre les deux pays. "Franchement, la Russie n'a pas bougé sur toute une série de questions où nous pensions que des progrès étaient possibles", a-t-il dit, affirmant que Washington devrait réexaminer ses relations avec Moscou.

Les deux super-puissances sont en désaccord sur de nombreux sujets comme la Syrie, la non-prolifération nucléaire, le désarmement, la Corée du Nord, l'Iran ou l'Afghanistan, la défense antimissile en Europe ou encore les droits de l'homme. Les relations entre les deux pays sont encore plus glaciales depuis l'affaire Snowden et l'annulation du sommet entre les deux présidents.

Pas de boycott des JO

Barack Obama s'est par ailleurs dit personnellement choqué par certaines mesures anti-homosexuels récemment adoptées en Russie, tout en se prononçant contre un boycott des JO d'hiver de Sotchi prévus en février 2014 dans le Caucase russe.

"Je ne pense pas qu'il soit approprié de boycotter les Jeux Olympiques", a-t-il déclaré. Rappelant que de nombreux athlètes américains s'entraînaient dur pour les JO, il a jugé qu'une telle mesure rappellerait le boycott des Etats-Unis aux Jeux Olympiques d'été de Moscou en 1980 dans le sillage de l'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique.

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