La reconstruction de Gaza incompatible avec le blocus selon l'ONU

Israël a lancé plus de 30 raids aériens sur la bande de Gaza samedi tandis que des roquettes étaient tirées de l'enclave palestinienne sur Israël. Ces violences ont coûté la vie à au moins cinq Palestiniens, au moment où le conflit entre dans son deuxième mois.

Selon les autorités médicales à Gaza, deux Palestiniens à moto ont été tués dans un des bombardements menés samedi. Trois mosquées ont par ailleurs été bombardées. Les corps de trois Palestiniens ont été découverts sous les décombres de l'une d'entre elles.

Les frappes aériennes, qui ont duré toute la nuit, ont également touché trois maisons. Les chasseurs israéliens ont aussi mitraillé des secteurs non habités. Depuis minuit, l'armée israélienne dit avoir bombardé plus de 30 sites sans en détailler la liste.

Les Gazaouis ont pour leur part tiré 15 roquettes sur des villes du Sud israélien samedi sans faire de dommages ni de blessés, a indiqué une porte-parole de l'armée israélienne. En Cisjordanie, un Palestinien est mort d'une blessure par balle après des heurts avec l'armée israélienne dans la ville d'Hébron, apprend-on de source médicale.

Médiation dans l'impasse

Après une trêve de 72 heures, les hostilités ont repris vendredi faute d'accord au Caire: Israël refuse toujours de lever le blocus qui asphyxie la bande de Gaza. Israéliens et Palestiniens se rejettent la responsabilité de l'échec de ces négociations. Malgré tout, la médiation se poursuivait samedi en Egypte.

Selon un décompte des autorités de Gaza, l'opération "Bordure protectrice" a fait près de 1900 tués côté palestinien, pour la plupart des civils. Israël recense 64 militaires et trois civils tués. L'opération avait été enclenchée le 8 juillet par Israël après une recrudescence des tirs de roquettes palestiniens.

Manifestations et doutes

Des manifestations de soutien aux Palestiniens ont à nouveau eu lieu dans plusieurs métropoles du monde. A Paris, Londres ou le Cap (Afrique du Sud), des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour demander l'arrêt de l'"agression israélienne" et la "levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza".

Barack Obama a émis des doutes dans un entretien au quotidien "New York Times" sur la capacité du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du président palestinien Mahmoud Abbas de parvenir à des accords de paix du style de ceux de Camp David en 1978 ou de ceux d'Oslo en 1993.

/ATS


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