Nouveaux affrontements à Jérusalem après la mort d'un Israélien

De nouveaux affrontements ont opposé vendredi manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Dans la bande de Gaza, une dizaine d'attentats ont visé les biens de responsables du Fatah, mettant à mal la difficile réconciliation en cours avec les islamistes du Hamas.

Le Hamas a condamné ces attaques. Mais le parti du président palestinien Mahmoud Abbas a explicitement mis en cause le mouvement islamiste.

Les explosions n'ont pas fait de victime et n'ont causé que des dégâts limités. L'une d'elles a visé une estrade montée en vue du dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat mardi. C'est la première fois depuis des années que cet anniversaire sera publiquement autorisé dans la bande de Gaza, dont le Hamas a pris le contrôle en 2007.

Lettre de l'Etat islamique

Selon un porte-parole du Fatah à Gaza, Fayez Abou Eita, une lettre signée par le groupe Etat islamique (EI) a été retrouvée devant chacune des maisons visées.

Les explosions ont conduit le Premier ministre Rami Hamdallah et plusieurs ministres de son gouvernement -composé de personnalités réputées indépendantes- à reporter "jusqu'à nouvel ordre" une visite prévue samedi dans la bande de Gaza.

Police sur le pied de guerre

A Jérusalem, la police israélienne était sur le pied de guerre vendredi, en prévision de la grande prière hebdomadaire des musulmans. Plus de 1300 policiers avaient été déployés dans la partie orientale de la ville sainte et sa Vieille ville, au pied de l'esplanade des Mosquées qui cristallise les tensions actuelles.

La Vieille ville et ses alentours sont restés calmes. C'est plus au nord que les violences ont repris. La police a lancé des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants qui allumaient des pétards et brûlaient des pneus dans le camp de réfugiés de Chouafat.

Les soldats israéliens ont également tiré des balles en caoutchouc sur des manifestants qui leur lançaient des pierres et des cocktails Molotov près d'un point de contrôle entre Jérusalem et Ramallah.

"Notre capitale"

Les violences qui frappent depuis l'été Jérusalem-Est se sont encore intensifiées ces dernières semaines. Elles ont fait un dixième mort vendredi. Un homme percuté mercredi par un Palestinien au volant d'une voiture-bélier a succombé à l'hôpital.

Dans ce contexte, Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi soir la démolition des maisons d'auteurs d'attaques "terroristes" à Jérusalem-Est, a indiqué un responsable israélien. "Jérusalem, c'est notre capitale. Ce n'est pas une colonie", a dit le Premier ministre israélien.

/ATS


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