Les tigres sauvages pourraient s'éteindre

Deux tigres sont tués en moyenne chaque semaine, généralement pour alimenter le marché de la médecine populaire asiatique. Le WWF tire la sonnette d'alarme à l'occasion de la Journée internationale du tigre, qui aura lieu mardi.

Au moins 1590 tigres ont été saisis entre janvier 2000 et avril 2014, selon un communiqué du WWF lundi. "Le bilan publié récemment par TRAFFIC, le réseau luttant contre le commerce illégal d’animaux sauvages, est effarant", commente l'organisation.

Les produits issus des différentes parties du corps de l’animal sont toujours utilisés dans la médecine populaire asiatique comme remèdes destinés à préserver la virilité ou à lutter contre les maladies.

Les tigres sauvages vivant dans certains pays pourraient par conséquent s’éteindre, en raison du manque d’informations suffisantes sur leurs populations nationales.

Alors que des chiffres concrets sont disponibles pour le Népal, l’Inde et la Russie, les populations actuelles ne sont pas recensées en Malaisie, en Indonésie, en Thaïlande, en Birmanie, au Laos, au Cambodge et en Chine. Le WWF demande que ces pays se mettent immédiatement à décompter scientifiquement les tigres vivant sur leur territoire.

Recensements nécessaires

En 2010, on estimait encore à 3200 le nombre de tigres en liberté dans 13 pays d’Asie. Il y a un siècle, ils étaient encore plus de 100'000. Actuellement, cinq sous-espèces vivent toujours, tandis que quatre ont disparu ou n’ont plus été aperçues depuis des décennies.

Avec l’aide des gouvernements des Etats concernés, le WWF projette de doubler à 6000 le nombre de tigres vivant en liberté d’ici 2022. Mais pour y parvenir, des recensements scientifiques réguliers sont indispensables.

Chaque tigre peut être identifié sans ambiguïté par la structure des rayures de son pelage, à la manière des empreintes digitales chez les êtres humains. Le recensement systématique des tigres exige toutefois jusqu’à une année de préparatifs, et au moins autant de travail.

Le WWF et ses partenaires proposent une aide professionnelle et financière aux autorités des pays où vivent ces félins. C’est désormais à eux qu’il appartient de transformer leurs déclarations d’intention en actes.

/ATS


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