Le président déchu détenu par l'armée, son successeur prête serment

Un magistrat peu connu a prêté jeudi serment comme président par intérim de l'Egypte, au lendemain de la déposition par l'armée de l'islamiste Mohamed Morsi. Ce dernier est détenu par les militaires.

Lors d'une brève allocution, Adly Mansour, président de la Haute cour constitutionnelle désigné par l'armée pour remplacer M. Morsi, a promis de "protéger le système républicain" et d'être le "garant des intérêts du peuple".

La chute de Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu d'Egypte, met un terme à un an de pouvoir islamiste marqué par des crises à répétition et une forte contestation populaire et ouvre la voie à une délicate transition dans un pays profondément divisé entre pro et anti-Morsi.

Inquiétude à l'étranger

Ce coup d'Etat dans le plus peuplé des pays arabes a suscité l'inquiétude à l'étranger, le président américain Barack Obama appelant à examiner l'implication de ces événements pour l'importante aide militaire à l'Egypte, la Russie à la retenue et l'Union européenne à une présidentielle rapide.

La Suisse a appelé à un retour rapide de la démocratie, à rechercher des solutions politiques et à éviter une escalade de violence.

Morsi arrêté

Après l'expiration d'un ultimatum de 48 heures lancé par l'armée et face à la persistance de M. Morsi à rester au pouvoir, c'est son ministre de la Défense et chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, le nouvel homme fort du pays, qui a annoncé mercredi soir sa mise à l'écart.

Les forces de sécurité l'ont ensuite arrêté et l'ont emmené au siège du ministère de la Défense, après la diffusion d'un enregistrement vidéo dans lequel M. Morsi s'est redit "le président élu d'Egypte" et a dénoncé un "coup d'Etat complet rejeté par les hommes libres du pays".

/SERVICE


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