Le président Hollande promet du concret pour la France dans 10 ans

Le gouvernement français a fait lundi sa rentrée sous le double signe de "l'urgence" - retraites, emploi, budget 2014 - et d'une vision "stratégique" à dix ans. La réunion gouvernementale a immédiatement été tournée en dérision par l'opposition de droite.

Après une pause estivale réduite à quinze jours pour les ministres et une semaine pour le président François Hollande et son premier ministre Jean-Marc Ayrault, l'exécutif était réuni quasiment au grand complet sous les ors de la salle des fêtes de l'Elysée pour un séminaire sur "la France dans dix ans".

"Des réponses", a promis le chef de l'Etat devant les ministres, seront apportées "d'ici à la fin de ce mois" sur les "trois grandes questions" de la rentrée: le budget 2014, les retraites ainsi que la reprise économique et ses effets "sur l'inversion de la courbe du chômage".

Trois grands défis

François Hollande a arrêté les trois grands "défis" pour les dix prochaines années: préserver la "souveraineté politique, diplomatique et militaire" de la France, l'"excellence" de son industrie, de ses services, de son système de protection sociale ou environnementale et l'"unité" sur les retraites, l'emploi, la lutte contre les inégalités ou le communautarisme.

"Cette stratégie" passe, a-t-il poursuivi, par cinq "objectifs" : "utiliser pleinement notre avantage démographique", "gagner la bataille de la mondialisation", "réussir la transition énergétique et écologique", "faire de notre territoire un levier de développement" et "inclure tous les citoyens dans la république".

Plein emploi en 2025

Invités à plancher cet été sur leur vision de la France à l'horizon de 2025, les ministres s'étaient montrés nettement plus lyriques et optimistes, au risque de verser dans l'angélisme, a accusé la droite.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a jugé "réaliste" un retour au plein emploi en 2025, dans une France qui devrait avoir "pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire".

Le gouvernement français a promis lundi de donner des suites concrètes au séminaire sur "la France dans 10 ans".

/SERVICE


Actualisé le