Le commandant du Prestige condamné pour avoir refusé le remorquage

La justice espagnole a condamné le commandant grec du pétrolier Prestige à neuf mois de prison pour avoir refusé de faire remorquer le navire, avant son naufrage en novembre 2002. Elle l'a en revanche acquitté, avec les deux autres accusés, pour la marée noire.

Le naufrage de ce pétrolier libérien battant pavillon des Bahamas dans l'Atlantique, au large des côtes espagnoles, le 19 novembre 2002, avait provoqué la plus grave catastrophe environnementale de l'histoire du pays.

Les membres d'équipage "doivent être blanchis" pour le naufrage du navire qui, le 19 novembre 2002, avait provoqué la plus grave catastrophe environnementale de l'histoire de l'Espagne, selon la décision du tribunal de justice de Galice. Trois accusés, dont le commandant et le chef mécanicien, risquaient entre cinq et douze ans de prison.

Après une instruction longue et complexe, le procès s'était ouvert le 16 octobre 2012 devant le tribunal supérieur de justice de Galice, à La Corogne, dans le nord-ouest de l'Espagne. Il s'était achevé le 10 juillet, après huit mois d'auditions.

Jusqu'à douze ans de prison requis

Pendant le procès, durant lequel le tribunal a entendu plus de 200 témoins et experts, le commandant et l'armateur du Prestige ont accusé le gouvernement espagnol d'avoir provoqué le naufrage en ordonnant au navire de prendre le large. Au total, 1500 plaignants s'étaient rassemblés en 55 parties civiles.

Le parquet a requis entre cinq et douze ans de prison pour le commandant, le chef mécanicien et le directeur de la Marine marchande espagnole de l'époque. Le ministère public a aussi demandé 4,328 milliards d'euros (5,3 milliards de francs) de dommages et intérêts. Un quatrième prévenu, l'officier en second est en fuite.

/ATS


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