La rébellion syrienne promet de punir les auteurs d'exactions

Le commandement rebelle syrien a promis de "punir sévèrement" toute personne qui s'avère coupable d'exactions. Une vidéo montrant un insurgé éviscérant un soldat du régime a été diffusée ces derniers jours."Tout acte contraire aux valeurs pour lesquelles le peuple syrien verse son sang (...) ne passera pas sous silence et le coupable sera puni sévèrement même s'il s'agit d'un membre (de la rébellion)", a affirmé dans un communiqué le commandement de l'état-major rebelle.Il souligne avoir demandé au commandement opérationnel d'enquêter "rapidement" sur cette "vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux et dans laquelle la personne, qui prétend être membre de l'ASL, commet un acte monstrueux contre le cadavre attribué à un soldat du régime criminel"."Les auteurs" de cette vidéo seront détenus et jugés, poursuit-il, en appelant les citoyens syriens à ne pas hésiter à informer le commandement rebelle de "tout acte contraire à la loi commis par des personnes se présentant comme des membres de l'ASL ou de tout autre groupe combattant".Vague de condamnationsLa vidéo mise en ligne lundi a suscité une vague de condamnations internationales mais aussi auprès des militants pour qui cet acte porte préjudice à la révolution. Selon Human Rights Watch (HRW), elle montre "un commandant de la brigade rebelle Omar al-Farouq" de l'ASL.Interrogé via Skype par le magazine américain "Time", le rebelle, identifié comme Khalid al-Hamad, assure avoir agi de la sorte après avoir découvert dans le téléphone portable du soldat tué des vidéos montrant ce dernier "humiliant" une femme nue et ses deux filles.Sur les images, il découpe le coeur et le foie du soldat en uniforme avant de lancer: "Nous jurons devant Dieu que nous mangerons vos coeurs et vos foies, soldats de Bachar le chien".L'insurgé se vante ensuite d'avoir en sa possession une autre vidéo le montrant en train de commettre d'autres atrocités, un phénomène croissant dans la guerre entre les troupes du régime de Bachar al-Assad et la rébellion. /SERVICE


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