La question de confiance sera posée mercredi au Parlement

Pris de panique à l'idée de perdre son immunité parlementaire, Silvio Berlusconi a ouvert une nouvelle période d'incertitude politique pour l'Italie en contraignant les ministres de son parti à démissionner. Son geste a été qualifié de "fou" par Enrico Letta, qui a décidé de se soumettre à un vote de confiance du Parlement.

La décision choc du "Cavaliere" a "créé un climat évident d'incertitude", a commenté dimanche soir le président de la République Giorgio Napolitano à l'issue d'une rencontre avec son Premier ministre Enrico Letta.

A l'issue de cet entretien, M. Letta a annoncé qu'il allait se soumettre mercredi à un vote de confiance du Parlement et qu'il tirerait "les conclusions qui s'imposent" si les députés lui la refusent.

Le président du Conseil a dit sentir une "hésitation" sur l'attitude à adopter parmi les élus du parti du Peuple de la liberté (PDL) du "Cavaliere" depuis la démission des ministres, officiellement en raison de l'augmentation d'un point du taux de la TVA.

Enrico Letta espère donc que certains élus de centre-droit "ne sont pas d'accord" avec Silvio Berlusconi et sont donc prêts à lui accorder la confiance pour éviter à l'Italie des élections anticipées.

Voix dissidentes

Pour ajouter à la confusion, les cinq ministres du parti du Peuple de la Liberté (PDL) poussés à la démission par leur mentor ont exprimé dimanche leur désarroi. Le vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur Angelino Alfano a estimé qu'il envisageait d'être "berlusconien autrement".

Même Enrico Letta, à la tête d'un gouvernement de difficile coalition entre la gauche dont il est issu et le centre droit de M. Berlusconi, en a perdu son habituelle sérénité. Il a évoqué "un geste fou et irresponsable, entièrement destiné à protéger les intérêts personnels" du milliardaire aux prises avec la justice.

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