La Russie demande à l'OSCE de faire pression sur Kiev

La Commission européenne a annoncé mardi avoir débloqué 500 millions d'euros (610 millions de francs) pour aider l'Ukraine. De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a demandé à l'OSCE de faire pression sur l'Ukraine pour appliquer la feuille de route établie par cette organisation.

Les 500 millions débloqués par la Commission sont "une assistance budgétaire et il revient aux autorités ukrainiennes de décider comment elles veulent utiliser cet argent", a expliqué Simon O'Connor, porte-parole du commissaire aux affaires économiques Olli Rehn. "Elles peuvent l'utiliser pour faire face à leurs besoins de financements extérieurs, comme des achats de gaz", a-t-il précisé.

"L'Ukraine pourrait utiliser cet argent pour des achats de gaz à des compagnies de l'Union européenne", a pour sa part confirmé Sabine Berger, porte-parole du Commissaire à l'Energie Gunther Oettinger.

Un journaliste tué

En Ukraine, des affrontements entre forces de sécurité ukrainiennes et séparatistes prorusses ont fait une trentaine de blessés dans les rangs gouvernementaux à la frontière orientale de l'Ukraine, ont annoncé les garde-frontières.

Et un journaliste russe grièvement touché à l'abdomen lors d'une attaque dans l'est de l'Ukraine a succombé mardi à ses blessures. "Il était inconscient en arrivant et est mort lors de son transfert à la salle d'opération", a annoncé un médecin de l'hôpital de Lougansk, l'un des bastions de l'insurrection prorusse.

Le médecin-chef de l'hôpital, Fedir Solianik, a précisé que le journaliste travaillant pour la holding de télévision publique russe VGTRK avait été touché à l'abdomen par des éclats provenant d'une grenade ou d'une mine.

Frontière verrouillée

De son côté, le président ukrainien Petro Porochenko a ordonné aux forces gouvernementales de verrouiller la frontière avec la Russie alors que Kiev et Washington accusent Moscou de soutenir les séparatistes en leur fournissant des chars, des armes et des combattants, ce que la Russie dément.

L'un des chefs de la rébellion séparatiste de l'est de l'Ukraine a enfin indiqué se trouver à Moscou pour "des consultations" avec des responsables russes pour relancer l'économie de cette région industrielle.

/ATS


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